Il est demandé au Directeur de publication du média Dépêches 241 de se présenter le lundi 14 novembre 2022. Telle est la convocation de la Haute autorité de la communication (HAC) adressée à notre confrère. Cette convocation fait suite à une plainte déposée par celle qui se fait appeler le « Soldat têtu » Karine Arissani contre un organe de presse qui pèse dans l’espace médiatique gabonais.
Karine Arissani a cherché à se mettre sur la sellette mais en choisissant un mauvais adversaire : notre confrère Dépêches 241. Sans qu’elle ne le sache, en s’attaquant à notre confrère, elle s’est attaquée à l’un des pouvoirs de notre système démocratique: la presse. La presse sait se défendre.
C’est le sens de la note N°0302 venant de la Haute autorité de la communication (HAC) : « il est demandé au directeur de publication du média Dépêches 241 de se présenter le lundi 14 novembre 2022, après une plainte de Karine Arissani », peut-on lire dans le courrier de la plaignante. L’actuelle Conseiller technique, chargée de la Promotion aux activités Institutionnelles de collectivités locales au Ministère de la Décentralisation, de la cohésion et du développement des territoires, Karine Cécilia Arissani souhaite «museler » la presse, selon notre confrère Dépêches 241.
« Nous avons été saisis par Madame Karine Cécilia Arissani suite à l’article du journal en ligne Dépêches 241 publié le 25 octobre 2022 », peut-on lire dans le courrier venant de l’autorité de régulation.
Dans l’article incriminé par le « Soldat têtu », les responsables du média en ligne ont formulé une critique concernant la prise de position de Karine Arissani au lendemain du déplacement du président de la République, Ali Bongo, dans la capitale économique, plus précisément à Port-Gentil.
Cette approche de notre confrère n’a pas reçu l’assentiment du Conseiller du ministre de la Décentralisation. Ainsi, elle a porté plainte mais c’est : « une démarche condamnable car, elle a pour ambition de museler la presse. Toute chose qui met à mal la démocratie. Une démarche du reste opposée à la volonté du président de la République, qu’elle prétend soutenir. Car le président de la République a plusieurs fois réitéré son attachement à la liberté de la presse », ont indiqué nos confrères.
Toutefois, Karine Arissani dans son approche oublie que la mission de la presse n’est pas de prendre partie comme elle mais d’analyser les faits, peu importe l’auteur de ces faits.
Dans tous les cas, les deux parties ont rendez-vous le lundi 14 novembre 2022 devant le Régulateur. Toute la presse observe le « Soldat têtu » et si elle avait consulté celui qu’elle défend contre toute la presse, l’autre lui aurait demandé de se calmer.


























