La Direction générale de la Documentation et de l’immigration (DGDI) a décidé de ne plus introduire un pourvoi en cassation dans l’affaire des faux passeports gabonais. Pour ses avocats Me Jean-Paul Moubembe et Boguikouma, les sanctions infligées aux auteurs de ce réseau de falsification de faux passeports sont très satisfaisantes. Il s’agit de trois étrangers, deux Libanais Chehab Abagha Abbas, George Ekia A. Adel, d’un Malien Konaté Lhassane condamnés à 10 ans de prison ferme avec une amende de 6 millions chacun.
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La DGDI est très satisfaite de la décision rendue par la cour d’appel correctionnel spécialisée. Son verdict dans cette histoire de faux passeports gabonais a permis que ce réseau des malfrats venus d’ailleurs soient sévèrement sanctionnés.
A part les 10 ans de prison et les 6 millions FCFA d’amende, le Libanais Chehab Abagha va être expulsé du Gabon au terme de sa période carcérale. Concernant le Gabonais, il y a aussi un motif de satisfaction pour la DGDI car l’ancien chef de service passeports Junior Thierry Otsobogo a été aussi sanctionné lourdement. Il a été condamné à 8 ans de prison avec sursis pour faux et à une amende de trois millions de FCFA. Tout laisse croire que sa durée de détention a été convertie car depuis deux ans, le policier est parti de prison.
C’est un réseau qui remonte à 2016, il a à son actif près de 200 passeports gabonais établis à partir de faux documents. Il s’agit des certificats de nationalité, des décrets portant attribution de la nationalité, des certificats d’authenticité des procès-verbaux de notification, des jugements déclaratifs de nationalité et des cartes d’identité. Ces documents étaient obtenus moyennant des sommes d’argent allant de 1,5 à 4 millions de francs CFA par dossier.
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Cette affaire a choqué les Gabonais car de nombreux compatriotes ont parfois du mal à obtenir des passeports à cause de l’absence d’acte de naissance ou d’autres éléments pris en compte dans l’élaboration de cette pièce d’identité.
Plusieurs auraient souhaité que tous soient rapatriés pour non-respect des lois du pays d’accueil.












































