À Mbigou, chef-lieu du département de la Boumi-Louetsi, l’agence locale de la SEEG reste fermée depuis plusieurs semaines. Ainsi, cette fermeture s’impose désormais comme un véritable casse-tête quotidien pour les usagers. Au départ, elle ressemblait à une simple suspension temporaire de service. De plus en plus, elle prend pourtant les traits d’une rupture durable. Une population entière se retrouve sans point d’accueil ni interlocuteur de proximité. Selon nos confrères de Malébé fm, elle manque désormais de solution pour ses besoins en eau et en électricité.
Depuis plusieurs semaines, aucun agent n’occupe ce poste dans la commune. De ce fait, personne n’assure plus l’accueil, le suivi des dossiers ou la délivrance des factures. Cette absence totale de représentation oblige les abonnés à parcourir des dizaines de kilomètres jusqu’à Lebamba. Cette commune voisine appartient au département de la Louetsi-Wano. Là-bas, les habitants obtiennent un document administratif, règlent une facture ou déposent une réclamation. Pour eux, ce déplacement forcé dépasse la simple contrainte logistique. En effet, il représente un coût financier, une perte de temps et une charge supplémentaire. Or, dans ce contexte, les services publics devraient plutôt se rapprocher des citoyens.
Les plus vulnérables en première ligne
Les personnes âgées, les familles modestes et les usagers des transports collectifs subissent le plus durement cette absence. Beaucoup expriment ainsi un sentiment d’abandon face à cette situation. Selon eux, Mbigou, chef-lieu de département, ne mérite pas un tel déclassement en simple localité sans services essentiels. Au-delà de la facture, toute la chaîne de prise en charge des réclamations s’affaiblit également.
Une chaîne de réclamations fragilisée
Notamment, les pannes non signalées s’accumulent sans qu’aucun agent ne les traite. De même, les retards de traitement s’allongent, faute de suivi local. Aussi, les usagers ne peuvent plus dialoguer avec un agent de proximité. Cette situation soulève une question de fond : comment garantir un service public efficace ? Que se passe-t-il en effet quand le premier maillon de contact disparaît ? À Mbigou, l’absence de la SEEG dépasse le simple bureau fermé. Elle rompt surtout le lien entre l’usager et l’opérateur, dans un secteur où la continuité du service reste vitale.
Vers une solution de proximité pour les usagers
Désormais, les populations espèrent une réouverture rapide de l’agence. À défaut, elles réclament un dispositif alternatif : guichet mobile, permanence hebdomadaire ou agent détaché. Un tel dispositif pourrait rétablir un minimum de proximité pour les usagers. Car au-delà des kilomètres parcourus, c’est la dignité du service public qui se joue.











































