Le Palais de la Rénovation a accueilli, ce lundi, une séquence économique majeure. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu les représentants des PME-PMI. Les ministres des Finances et de l’Entrepreneuriat l’accompagnaient également. Enfin, la salle affichait complet. Au centre des échanges figurait un sujet longtemps source de crispations. Ainsi, le règlement des créances accumulées par l’État a dominé la rencontre. Au-delà de son caractère institutionnel, cette séquence s’inscrit dans une stratégie plus large. En effet, elle vise avant tout à restaurer durablement la confiance entre l’administration publique et les opérateurs économiques.
Selon les données communiquées, 21 milliards de fcfa d’ordonnances de paiement ont été apurés. Cette somme couvre la période 2022-2026 au profit des PME-PMI. Par ailleurs, ce règlement intervient dans la continuité du paiement de 30 milliards de fcfa. Cette somme concernait spécifiquement la filière bois. Au total, la dette intérieure réglée atteint donc 51 milliards de fcfa en une journée. Il s’agit là d’une opération d’une ampleur exceptionnelle. Elle traduit une volonté politique claire de remettre à niveau les engagements financiers de l’État. De plus, elle vise à désamorcer les tensions de trésorerie qui freinent l’activité des entreprises.
Une bouffée d’oxygène pour plusieurs secteurs clés
Or, les secteurs concernés restent variés : BTP, fournitures alimentaires, services techniques et logistiques. Au total, 1 478 ordonnances de paiement ont été soldées ce jour-là. Cette opération offre une véritable bouffée d’oxygène à de nombreuses structures. Ces dernières étaient souvent confrontées à des retards de paiement paralysants. Pour beaucoup d’entre elles, ce règlement massif représente un signal de stabilisation économique. C’est également un appel clair à la relance des activités. Dans ce contexte, la confiance envers l’État demeure un levier essentiel de croissance.
Vers une collaboration plus étroite entre État et secteur privé
Le chef de l’État a exhorté les opérateurs économiques à mutualiser leurs efforts. Il les a également invités à renforcer leur dynamisme entrepreneurial. Par ailleurs, il souhaite voir se développer des chaînes de valeur locales solides. Ces chaînes devront soutenir durablement la transformation économique du pays. En outre, il a réaffirmé sa ferme volonté de bâtir une relation transparente avec le secteur privé. Selon lui, la réussite du projet national repose avant tout sur une collaboration étroite. Elle repose aussi sur une gouvernance assainie et rigoureuse.
En apurant une part significative d’un montant de 51 milliards de FCFA de dette intérieure, le gouvernement envoie un message clair. Ainsi, la relance économique passera par la rigueur financière retrouvée. Elle passera également par la crédibilité institutionnelle et la mobilisation collective. En définitive, cette étape importante ouvre la voie à un climat d’affaires plus stable. Ce climat s’annonce, par conséquent, nettement plus propice à l’investissement futur et durable.









































