Dans la petite localité de Lébamba, au cœur
de la Ngounié, une initiative longtemps attendue vient enfin changer le quotidien des habitants. L’introduction des taxis moto, portée par le président de la République via le ministère des Petites et moyennes entreprises, marque un tournant majeur pour une ville restée trop longtemps en marge des solutions modernes de transport. Cette innovation, modeste en apparence, ouvre pourtant une nouvelle ère pour la jeunesse locale et répond à un besoin de mobilité devenu pressant.
Les engins à trois roues mis en circulation ne sont pas de simples moyens de déplacement. Ils constituent un véritable outil d’autonomisation pour les jeunes, souvent confrontés au manque d’opportunités économiques. Conçus pour s’adapter aux routes urbaines et aux réalités locales, ces véhicules offrent une alternative fiable, accessible et surtout génératrice de revenus.
Sur les huit unités initialement prévues pour Lébamba, seules quatre ont pu être réceptionnées. La raison est simple : le nombre de jeunes disposant d’un permis adapté reste insuffisant. Cette situation met en lumière un enjeu crucial pour la réussite du programme : renforcer la formation, structurer l’accompagnement et professionnaliser les futurs conducteurs. Sans cela, l’ambition de transformer la mobilité locale pourrait se heurter à des limites structurelles.
Pendant que Lébamba amorce sa transition, la commune voisine de Ndendé, dans le département de la Dola, a déjà bénéficié de six engins. Une avancée qui confirme la volonté des autorités de déployer progressivement ce modèle dans l’ensemble de la région, afin de créer un réseau de transport cohérent et inclusif.
À Lébamba, l’impact est immédiat. Dans une ville longtemps dépourvue de transport en commun, l’arrivée des taxis moto est perçue comme une véritable libération. Les déplacements, autrefois compliqués et coûteux, deviennent plus fluides et plus accessibles. Les tarifs, compris entre 200 et 500 francs selon la distance, permettent à toutes les catégories sociales de se déplacer sans contrainte.
Au-delà de l’amélioration de la mobilité, cette initiative porte une dimension sociale forte. Elle redonne confiance à une jeunesse souvent en quête de perspectives et contribue à redynamiser l’économie locale. Pour Lébamba, c’est un signal clair : la ville avance, se modernise et refuse désormais de rester en marge du développement national.


























