Le Gabon compte désormais 3 518 621 habitants. La ministre Louise Pierrette Mvono a présenté ces chiffres le 1er septembre. L’annonce est intervenue dans une émission spéciale de Gabon 1ère consacrée au recensement national.
Concrètement, 5 005 agents ont sillonné 3 322 secteurs de dénombrement à travers le pays. Ils ont comptabilisé environ 865 000 ménages. Résultat : un taux de couverture de 97 %, une performance saluée comme exceptionnelle par les autorités.
Selon la ministre, la numérisation explique largement ce succès. La géolocalisation et le suivi en temps réel ont également facilité le travail. « Nous n’aurions pas pu atteindre ce résultat sans numérisation », a-t-elle affirmé.
Un tiers de la population est étrangère
Le RGPL 2026 révèle une donnée marquante. Sur 3,5 millions de résidents, 2 318 365 personnes possèdent la nationalité gabonaise. Cela représente 65,9 % du total, contre 34,1 % d’étrangers, soit près d’un habitant sur trois.
Toutefois, recenser cette population a posé des difficultés. « Très peu d’étrangers voulaient se faire recenser », a reconnu la ministre. Les ambassades et associations communautaires ont ensuite permis d’établir le contact nécessaire.
Les femmes majoritaires chez les Gabonais
Par ailleurs, la répartition par sexe varie selon la nationalité. Globalement, les hommes représentent 51,2 % des résidents. Mais chez les seuls citoyens gabonais, les femmes deviennent légèrement majoritaires, avec environ 52 %.
Cette tendance confirme les résultats des recensements précédents. De plus, la population totale progresse de 94 % depuis 2013. La ministre attribue cette hausse à la croissance naturelle et à une meilleure couverture territoriale.
L’Estuaire, province la plus peuplée du pays
Sans surprise, l’Estuaire concentre plus de 60 % de la population, autour de Libreville. Ensuite viennent le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Maritime et le Woleu-Ntem. Un changement notable apparaît toutefois : l’Ogooué-Ivindo dépasse désormais l’Ogooué-Lolo.
Une boussole pour les politiques publiques
Ainsi, ces chiffres guideront le Plan national de croissance et développement 2026-2030. La ministre souhaite renforcer la décentralisation. Les projets miniers et agricoles devraient attirer les populations vers les provinces de l’intérieur.
« Le recensement, c’est une image de qui nous sommes », a-t-elle déclaré. Enfin, elle appelle à structurer le développement tout en accélérant la décentralisation, en valorisant les atouts propres à chaque province gabonaise.












































