La ministre d’État à l’Éducation nationale s’est déplacée ce mercredi 15 juillet. Elle a rencontré les candidats détenus à la prison centrale de Libreville. Cette année marque une particularité notable pour cet établissement carcéral. Des candidats au baccalauréat technologique rejoignent ceux du baccalauréat général. Ainsi, la ministre a salué la collaboration avec la Justice. Elle a remercié « le commandant en chef de la sécurité pénitentiaire » pour ce partenariat. Cette collaboration se poursuit également avec le ministère de la Justice gabonais. Par ailleurs, des locaux dédiés permettent aux détenus de suivre des cours. Ce dispositif existe déjà « sur l’ensemble du territoire national », a-t-elle précisé aux journalistes. Selon elle, ce partenariat permet réellement l’insertion des détenus dans le système éducatif national.
Concrètement, 29 candidats participent au baccalauréat général 2026 cette année. De même, 4 candidats se présentent au baccalauréat technique national. À Libreville, 19 candidats concourent dans les séries A et B. Trois autres candidats préparent le baccalauréat technologique dans la capitale. Au total, 31 détenus passent leurs épreuves à Libreville. Selon la ministre, ces conditions d’examen restent tout à fait satisfaisantes. Elle a estimé que tout se déroule « comme dans nos établissements publics ». Cette organisation motive fortement des candidats déjà engagés dans leur parcours. Par province, la répartition varie entre les zones G1, G4, G8 et G9.
Une éducation pensée comme un vecteur de dignité
D’ailleurs, la ministre a rappelé la vision portée par le chef de l’État. Selon elle, l’éducation reste « au cœur de ses priorités ». Elle a insisté sur l’importance de « l’éducation inclusive » pour tous. Ainsi, le taux de réussite reste particulièrement élevé dans ce centre. Ce résultat prouve, selon elle, qu’« il y a un bon encadrement qui se fait ». Cet encadrement s’appuie sur des enseignants dédiés et des locaux adaptés. Progressivement, cette coopération entre ministères se renforce chaque année davantage. Elle traduit une volonté claire de ne laisser aucun candidat de côté.

Après le diplôme, quelle réinsertion pour ces candidats ?
Interrogée sur l’insertion, la ministre a apporté une réponse nuancée. Elle a rappelé qu’obtenir un diplôme ne suspend jamais une peine. Néanmoins, des grâces présidentielles interviennent parfois selon la conduite des détenus.
De plus, des services de réinsertion accompagnent la formation professionnelle sur place. Concrètement, plusieurs filières existent déjà, notamment l’agriculture et la vannerie. Ces activités permettent aux détenus de créer de petites entreprises. Toutefois, la ministre a dénoncé une stigmatisation persistante après la détention. Selon elle, « il n’y a pas de raison » de refuser sa confiance. Elle a conclu qu’un ancien détenu devenu entrepreneur « a déjà purgé sa peine ». Ainsi, ce message d’espoir résume l’esprit de toute cette démarche éducative. Enfin, la ministre a réitéré ses vœux de réussite à l’ensemble des candidats au baccalauréat 2026. Cette visite restera pour beaucoup un souvenir marquant de leur parcours scolaire.








































