Au Gabon, le riz parfumé est presque une vedette nationale. Il trône dans les marmites et embaume les cuisines. Ce riz met tout le monde d’accord. Du moins, jusqu’au moment de la cuisson. Car son parfum disparaît alors plus vite qu’une promesse de campagne.
C’est là que commence la petite comédie de certains commerçants. Ces derniers sont passés maîtres dans l’art de transformer un sac de riz. En effet, ils mélangent du riz parfumé avec du riz ordinaire. Cette alchimie de comptoir gonfle discrètement les kilos vendus. Ainsi, ils vendent du « premium » au prix fort. Cependant, une variété non invitée se glisse dans le sac. Résultat : le consommateur achète un parfum qui s’évapore vite. On dirait un mariage forcé entre deux riz. Ces deux riz n’avaient pourtant aucune intention de partager la même casserole.
Une fraude qui menace la confiance commerciale
Cette mauvaise foi devient presque un sport national dans certains quartiers. Or, elle n’est pas seulement agaçante. Elle met en péril la confiance, pilier essentiel du commerce. De fait, un client trompé ne revient jamais. À l’inverse, un client vigilant devient le pire cauchemar du fraudeur. D’où l’urgence de renforcer les contrôles rapidement. Il faut aussi multiplier les inspections sur le terrain. Enfin, rappelons que la boutique n’est pas un laboratoire clandestin.
Comment reconnaître un riz parfumé authentique
Les consommateurs doivent redoubler d’attention face à cette ruse. D’abord, il faut vérifier l’odeur du riz avant l’achat. Ensuite, observez attentivement la forme des grains. Par ailleurs, posez des questions précises au vendeur. Surtout, exigez toujours des emballages clairs et étiquetés. Le riz parfumé n’a pas besoin d’un colocataire pour exister. Méfiez-vous si un vendeur affirme : « c’est le même riz, juste moins parfumé aujourd’hui ». En clair, cette arnaque a souvent plus de parfum que le produit vendu.
Vers plus de contrôles et d’honnêteté sur les étals
Il est grand temps que les autorités sévissent fermement. De plus, les autorités doivent sanctionner les fraudeurs sans délai. Les étals doivent aussi retrouver toute leur honnêteté perdue. Finalement, rien ne vaut un riz authentique en cuisine. Les mélanges douteux, eux, ne laissent qu’un goût amer.











































