L’Institut Gabonais des Administrateurs (IGA) a donné le coup d’envoi de son programme d’activités 2026 lors d’un séminaire de haut niveau organisé à Libreville, consacré à un thème qui s’impose désormais dans les débats de gouvernance : « L’intelligence artificielle comme levier de renforcement du Conseil d’administration ».
Placée sous l’égide de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), cette rencontre marque une étape structurante pour l’IGA, qui confirme son ambition de moderniser les pratiques de gouvernance au sein des organisations publiques et privées du pays.
Au cœur des échanges, deux enjeux majeurs ont été mis en lumière.
D’abord, la nécessité pour les conseils d’administration de passer d’une supervision essentiellement passive à une gouvernance augmentée, capable d’intégrer des outils d’analyse avancés. Ensuite, l’importance de doter les administrateurs de nouveaux instruments d’anticipation et de décision, dans un contexte où la complexité des environnements économiques et réglementaires ne cesse de croître.
Ces thématiques ont été approfondies lors d’un débat animé par Lionel Beninga, du cabinet Exfi, en présence de deux dirigeants emblématiques du secteur privé gabonais : Jean‑Baptiste Bikalou, PDG de Petro Gabon, et Léod‑Paul Batolo, ADG de la COMILOG.
Leurs interventions ont mis en évidence un constat partagé : l’intelligence artificielle n’est plus un simple outil d’optimisation, mais un vecteur de transformation profonde du fonctionnement des conseils.
Les retours d’expérience présentés ont montré que l’IA permet aujourd’hui d’améliorer la qualité et la rapidité de l’information stratégique, tout en renforçant la capacité des administrateurs à détecter les signaux faibles, modéliser les risques ou simuler des scénarios complexes.
Cette évolution ouvre la voie à une gouvernance plus proactive, mieux informée et davantage tournée vers la création de valeur durable.
Pour Huguette Oyini, Secrétaire exécutive de l’IGA, l’enjeu n’est pas de substituer la machine à l’humain :
« L’intelligence artificielle ne remplace pas l’administrateur, elle renforce sa capacité de discernement dans un environnement de plus en plus complexe », a‑t‑elle souligné, appelant à une appropriation responsable et méthodique de ces technologies.
Avec ce lancement, l’IGA réaffirme sa volonté de structurer la fonction d’administrateur au Gabon.
L’Institut ambitionne de former des profils certifiés, compétents et outillés, capables de répondre aux standards contemporains de gouvernance, où la maîtrise des technologies émergentes devient un critère incontournable.
En plaçant l’intelligence artificielle au cœur de sa feuille de route, l’Institut gabonais des administrateurs envoie un signal clair : la modernisation de la gouvernance gabonaise passera par l’innovation, la montée en compétences et l’adoption de pratiques alignées sur les meilleures références internationales.


























