Bitam, le 24 avril 2026 – À Bitam, la suspension du préfet du département du Ntem, Maurice Obiang Ondo, désormais largement relayée dans l’espace médiatique, donne lieu à une prise de parole empreinte de retenue et de sens de l’État. Dans un message adressé à ses collaborateurs, l’autorité administrative, tout en prenant acte de la décision dont il fait l’objet, a tenu à préserver l’essentiel : la continuité du service public.
« Une sanction, qu’elle soit fondée ou non, fait partie du parcours de tout serviteur de l’État », affirme-t-il, dans une déclaration où la sobriété du propos contraste avec les spéculations ambiantes. Sans contester frontalement la mesure, il laisse entrevoir, en filigrane, un contexte que « ceux qui savent lire entre les lignes comprendront », suggérant une réalité plus complexe que ne le laisse apparaître la seule décision administrative.
Dans un souci d’ordre institutionnel, Maurice Obiang Ondo a précisé que l’intérim sera assuré par le sous-préfet de Meyo-Kyè, appelant l’ensemble de ses collaborateurs à lui accorder « la même collaboration et le même engagement » que ceux dont il a bénéficié. Une manière de réaffirmer que, par-delà les trajectoires individuelles, l վարչapparatus doit demeurer stable et fonctionnel.
Se définissant comme « fils du département », le préfet suspendu insiste également sur sa proximité avec les populations, indiquant qu’il restera présent, tant en milieu urbain que rural, durant cette période. Une posture qui traduit une volonté de maintenir le lien avec le terrain, malgré l’éloignement temporaire des responsabilités officielles.
À l’approche de la Fête du Travail, il a enfin invité les agents à s’organiser « comme à l’accoutumée », témoignant d’une attention particulière portée à la cohésion sociale et à la vie administrative locale.
Au-delà du cas individuel, cette séquence met en lumière une réalité constante de la vie publique : la fonction survit aux circonstances, et l’État, dans sa permanence, exige de ses serviteurs une fidélité qui transcende les aléas disciplinaires.
Comme le dit un proverbe de Lambaréné : « Quand le rameur se repose, la pirogue doit continuer d’avancer. »


























