La 152e Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP), tenue du 15 au 19 avril 2026 à Istanbul, en Türkiye, restera une date charnière pour la République gabonaise. Le Conseil directeur de l’organisation, surnommée le « Parlement des parlements du monde », a officiellement prononcé la réhabilitation complète du Gabon, mettant ainsi fin à la période de suivi institutionnel entamée après les événements politiques d’août 2023.
Une décision unanime saluée par la communauté parlementaire internationale
Réunissant plus de 180 institutions législatives nationales autour des principes fondateurs de dialogue, de paix et de démocratie, l’UIP représente l’instance parlementaire multilatérale la plus inclusive au monde. C’est donc dans cette enceinte prestigieuse que le retour du Gabon parmi les nations pleinement reconnues a été formellement acté, devant plus de 130 délégations nationales et une soixantaine de présidents de parlement.
La délégation gabonaise, conduite par le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a activement participé aux travaux portant sur les rapports d’activités de l’Union, les orientations budgétaires et la prochaine élection du Secrétaire général. Sa présence s’est distinguée par son engagement dans les échanges diplomatiques en marge des sessions plénières.
Un processus de réhabilitation fondé sur des réformes concrètes
Cette reconnaissance internationale n’est pas le fruit du hasard. Elle sanctionne un travail de fond mené depuis le début de la transition politique, durant lequel les autorités gabonaises ont multiplié les initiatives visant à restaurer la crédibilité démocratique des institutions nationales. Selon un responsable de l’UIP, ce retrait du Gabon de la liste des pays sous surveillance « consacre des efforts constants en matière de gouvernance et de respect des engagements internationaux ».
La stabilité institutionnelle progressive et le renforcement des mécanismes de coopération avec les partenaires multilatéraux ont constitué les piliers de ce redressement diplomatique. Des signaux positifs que la communauté parlementaire internationale a finalement traduits en décision formelle.
Un leadership salué, des perspectives nouvelles ouvertes
Prenant la parole à l’issue de la décision, Michel Régis Onanga M. Ndiaye a exprimé la reconnaissance de Libreville envers ses partenaires : « Le Gabon mesure pleinement le soutien de la communauté parlementaire internationale. Cette décision renforce notre détermination à poursuivre les réformes engagées. » Il a également rappelé que la diplomatie parlementaire constitue un levier stratégique pour asseoir la crédibilité de l’État gabonais sur la scène mondiale.
Cette réhabilitation est largement attribuée au leadership du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, dont l’impulsion réformatrice a été déterminante dans la conduite du pays vers cette normalisation.
Pour le Gabon, cette reconnaissance ouvre concrètement de nouvelles perspectives en matière de coopération interparlementaire, de financement multilatéral et de rayonnement diplomatique régional et international. Une victoire collective qui consolide définitivement sa place dans le concert des nations démocratiques.


























