Libreville, le 06 avril 2026- À l’approche de l’assemblée générale élective de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), prévue le 18 avril prochain à Mouila, le processus électoral se retrouve placé sous le sceau d’une attention internationale accrue. La Fédération internationale de football association (FIFA) et la Confédération africaine de football (CAF) ont en effet dépêché deux experts chargés de superviser le bon déroulement des opérations électorales.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté affirmée des instances dirigeantes du football mondial et continental de promouvoir des standards élevés en matière de gouvernance. La présence de ces observateurs vise à garantir la transparence du scrutin, à s’assurer du respect des textes en vigueur et à prévenir toute contestation susceptible d’entacher la crédibilité du processus.
Dans les faits, cette supervision internationale intervient dans un contexte particulier. La validation de la candidature de Pierre Alain Mounguengui par la commission électorale, confirmée à plusieurs reprises, fait de l’actuel président le seul candidat en lice pour ce scrutin. Une configuration singulière qui, si elle semble lever toute incertitude quant à l’issue de l’élection, alimente néanmoins les interrogations sur la vitalité démocratique au sein de l’instance faîtière du football gabonais.
Entre exigences de conformité institutionnelle et questionnements sur l’alternance, le rendez-vous de Mouila dépasse ainsi le simple cadre d’un exercice électoral. Il apparaît comme un moment charnière pour la Fégafoot, appelée à consolider sa crédibilité et à renforcer la confiance des acteurs du football national.
Dans ce contexte, l’enjeu essentiel réside moins dans le résultat du vote que dans la qualité du processus lui-même. Car au-delà des hommes, c’est bien la solidité des institutions sportives et leur capacité à incarner des principes de transparence, d’équité et de bonne gouvernance qui seront scrutées.
Comme le dit un proverbe de Lambaréné :
« Quand le chemin est droit, même sans rival, le voyage reste honorable. »


























