Un commerçant burkinabé de 27 ans, Amidou Lobane, a été retrouvé mort dans son échoppe du quartier Essassa-Bissobinam, dans le 3ᵉ arrondissement de Ntoum. Son corps a été découvert tôt le matin du 2 mars par des habitants, gisant dans la chambre attenante à son commerce selon que nous rapporte le quotidien l’Union. Les premières constatations ont rapidement laissé penser à un acte criminel.
Alerté, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Ntoum s’est rendu sur place à Essassa-Bissobinam avec une équipe d’enquêteurs. Selon les informations recueillies, le corps présentait plusieurs marques de violences, notamment des blessures infligées à l’arme blanche. Face à ces éléments, une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte afin d’établir les circonstances exactes du décès et d’identifier les responsables.
Le drame survient dans un contexte déjà tendu. Depuis plusieurs mois, les quartiers Essassa-Bissobinam et Essassa‑Nzogmitang, dans le département du Komo‑Mondah, sont confrontés à une montée inquiétante de la criminalité. Des sources locales évoquent plusieurs homicides chaque année, auxquels s’ajoutent des braquages devenus quasi quotidiens.
Parmi les causes avancées, certains pointent la prolifération d’activités nocturnes bars, débits de boissons et boîtes de nuit qui attireraient des individus mal intentionnés. D’autres dénoncent un phénomène plus préoccupant : la complaisance de certains habitants envers les délinquants du quartier. Des témoins potentiels choisiraient de se taire, par peur de représailles ou par proximité avec les auteurs.
La mort d’Amidou Lobane ravive les inquiétudes des riverains, qui réclament depuis longtemps un renforcement de la présence policière et des mesures plus strictes pour endiguer la violence. L’enquête en cours devra déterminer si ce meurtre s’inscrit dans cette spirale d’insécurité ou s’il s’agit d’un acte isolé.

























