Libreville, le 03 mars 2026- Une séance de travail s’est tenue au siège de l’Ordre gabonais des architectes entre les responsables de l’institution et Manfoumbi Boussougou Nicaise, coordonnateur général au entre universitaire de Koulamoutou, en vue d’un accompagnement structuré de la filière professionnelle Architecture éco-construction.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre le monde académique et les instances professionnelles. L’enjeu est clair : assurer une formation en adéquation avec les exigences contemporaines du métier d’architecte, notamment dans le champ stratégique de l’éco-construction.
L’architecture éco-responsable ne relève plus d’un simple courant esthétique ; elle constitue une réponse technique et environnementale aux défis climatiques, énergétiques et urbains. Concevoir des bâtiments sobres en énergie, privilégier des matériaux locaux, intégrer les principes de bioclimatisme — c’est-à-dire l’adaptation de l’architecture aux conditions naturelles d’un site — exige des compétences précises et une expertise actualisée.
L’accompagnement sollicité auprès de l’Ordre gabonais des architectes pourrait se traduire par un appui à l’élaboration des maquettes pédagogiques, l’intervention de praticiens dans les enseignements, ainsi qu’un encadrement technique garantissant la conformité de la formation aux standards professionnels.
Au-delà du partenariat institutionnel, il s’agit de préparer une nouvelle génération d’architectes capables de conjuguer innovation, responsabilité environnementale et maîtrise réglementaire. Une filière professionnelle n’a de sens que si elle débouche sur une insertion crédible dans le tissu économique et répond aux besoins réels du pays.
La qualité d’une formation se mesure à sa capacité à anticiper les mutations du monde. L’architecture, discipline à la croisée de l’art, de la technique et du droit, exige cette vigilance permanente.
À Lambaréné, on dit :
« L’arbre qui veut toucher le ciel doit d’abord fortifier ses racines. »
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