La Société nationale immobilière (SNI) a tenu, ce samedi 15 novembre 2025, une consultation publique d’envergure à Essassa, dans le 2e arrondissement de Ntoum. Autour du président du Conseil d’administration, du Directeur général, Jean Pierre Ondounda, et de plusieurs membres du Comité de direction, cette rencontre a constitué un moment d’éclairage et de réassurance pour les populations locales, souvent ballotées entre inquiétudes foncières et attentes de développement. « Nous sommes ici pour clarifier, expliquer et construire avec vous », a déclaré la SNI, soucieuse d’apaiser les tensions naissantes.
Au cœur des échanges, les travaux de la voie 2×2 voies Essassa–Bikélé, qualifiés par la SNI de « projet d’intérêt public majeur, porté au plus haut niveau de l’État ». Une route qui se veut artère vitale, colonne vertébrale du désenclavement, et surtout gage d’ouverture économique pour toute la zone. Exécuté par l’Agence gabonaise d’études et de suivi (AGES), ce chantier repose sur la SNI en tant que Maître d’Ouvrage Délégué, rôle qu’elle assume avec une posture à la fois technique et sociale. « Nous avançons au rythme de l’intérêt général, mais jamais contre ceux qui habitent et vivent ici », a insisté la direction générale.
L’un des points les plus sensibles a été immédiatement clarifié. « Les travaux en cours ne concernent pas de parcelles occupées », a rappelé la SNI, balayant les craintes de déguerpissements ou d’expropriations arbitraires. Seul le tracé de la future voirie est concerné, une précision qui s’est abattue comme une pluie rassurante sur un terrain d’incertitudes. Les habitants, jusque-là « au bord du doute », ont accueilli cette affirmation avec soulagement.
Mais la SNI ne s’est pas contentée de lever les ambiguïtés : elle a projeté l’avenir. Avec une parole teintée d’engagement, elle a présenté les aménagements complémentaires qui viendront sculpter un nouveau visage urbain pour Essassa. « Nous n’apportons pas seulement une route, nous construisons un environnement de vie », a-t-elle affirmé. Au programme : réseaux d’assainissement, accès facilités vers les voies secondaires, réservations dédiées aux services de proximité, et dispositifs de sécurisation pour les riverains. Une approche qui conjugue planification urbaine et souci du quotidien.

Tenue dans un climat « constructif, responsable et ouvert », cette consultation publique a permis de répondre point par point aux préoccupations du collectif local. Les mots ont circulé, mais surtout l’écoute. Les figures locales ont trouvé en la SNI non pas un adversaire technique, mais un partenaire de projet. Ici, le dialogue n’était pas un exercice de façade, mais un outil de co-construction.
Au terme des échanges, la SNI a réaffirmé sa volonté de demeurer présente, explicative et engagée. « Nous resterons à vos côtés, dans la transparence et la continuité », a martelé l’institution, comme pour sceller une alliance durable. Cette voie 2×2 voies, loin d’être un simple ruban de bitume, devient ainsi le symbole d’un avenir partagé : une route où le développement ne roule pas seul.


























