Libreville – Le 18 novembre 2025, le Ministère de la Communication et des Médias a annoncé une initiative cruciale pour le paysage médiatique gabonais : l’ouverture de la période de dépôt des dossiers pour la subvention d’aide à la presse écrite et numérique dédiée au soutien de la presse écrite et numérique. Cette mesure marque une volonté politique de renforcer la professionnalisation du secteur, tout en garantissant un environnement médiatique pluraliste et respectueux des normes.
Cette subvention, comme l’indique le communiqué signé par le ministre Paul-Marie Gondjout, s’inscrit dans le cadre de l’arrêté n°0007/MCM/SG/DCAJ du 14 novembre 2025. Les entreprises de presse intéressées ont jusqu’au 28 novembre pour soumettre leurs demandes, une échéance qui nécessite une préparation rigoureuse. Les critères d’éligibilité sont stricts, reflétant une volonté de ne soutenir que les entreprises de presse sérieuses et structurées, notamment dans le cadre de la subvention d’aide à la presse écrite et numérique.
Les conditions imposées, telles que l’exigence d’une existence minimum de deux ans, la possession d’agréments techniques et de commerce, ainsi que la nécessité d’un responsable de rédaction détenteur d’une carte de presse, soulignent la volonté du ministère de filtrer les candidatures pour la Subvention d’aide à la presse écrite et numérique. En effet, en exigeant un cadre administratif solide, le ministère espère garantir que les subventions soient allouées à des entités capables de produire un journalisme de qualité.
De plus, les exigences relatives aux garanties professionnelles, telles que la présence d’une équipe rédactionnelle permanente et la conformité aux normes fiscales et sociales, témoignent d’une approche proactive pour élever les standards du secteur. Ces mesures visent à encourager les entreprises à adopter des pratiques journalistiques responsables et à respecter les principes de pluralisme et d’équilibre dans le traitement de l’information, tout en répondant aux attentes liées à la Subvention d’aide à la presse écrite et numérique.
Le rappel que les candidats ne doivent avoir encouru aucune sanction durant l’année 2025 ajoute une dimension éthique à ce processus. Cela montre que le gouvernement cherche non seulement à soutenir financièrement la presse, mais aussi à promouvoir un environnement médiatique sain, où la déontologie est respectée.
Cette initiative représente un tournant potentiel pour le secteur de la presse au Gabon. En favorisant la professionnalisation et en s’assurant que seules les entreprises respectueuses des normes reçoivent un soutien, le ministère pourrait contribuer à un paysage médiatique plus dynamique et plus responsable. La réception des dossiers jusqu’au 28 novembre 2025 offre aux entreprises une fenêtre d’opportunité pour s’engager dans cette démarche constructive.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi











































