Le 3 novembre 2025, la Police judiciaire gabonaise a mis fin aux agissements d’un gang multinational criminel composé de huit individus aux nationalités diverses gabonaise, burkinabé, équato-guinéenne, congolaise, nigériane, malienne et camerounaise. Depuis 2023, ce groupe semait la terreur dans la capitale à travers une série de braquages spectaculaires, ciblant commerces, particuliers et dépôts de fonds.
Le mode opératoire du gang multinational était d’une redoutable efficacité : repérage des victimes par des guetteurs, utilisation de véhicules de location ou d’un pick-up appartenant à un établissement scolaire pour brouiller les pistes, et exécution des braquages en plein jour, souvent à main armée. Parmi les faits les plus marquants, on note le vol de 21 millions de francs cfa à Nkok, le braquage d’un dépôt de boissons appartenant à un Nigérian pour 30 millions, et le vol de 22 millions à un commerçant malien.
L’enquête, amorcée après le braquage de Bambouchine, a permis de remonter la piste du gang multinational grâce à une surveillance discrète. Lors de l’interpellation l’un des membres du gang a tenté de renverser les agents avec un véhicule, avant d’être neutralisé par un tir à la cuisse. Un autre membre avait trouvé la mort lors d’un cambriolage ayant mal tourné.
Les individus arrêtés Moussa Loba, Achille Anon, Gael Ndzima, Jean Noe Wise, Jean Corneille Ondo Mba, Konate Youssouf, Gaston Mbina Mbina Nziengui et Judicaël Nvono sont tous des repris de justice. Leur profil transnational soulève des questions sur la coopération régionale en matière de sécurité et sur les failles dans le contrôle des mouvements criminels entre pays d’Afrique centrale et de l’Ouest.
Ce démantèlement marque une victoire importante pour les forces de l’ordre, mais rappelle aussi l’urgence de renforcer les dispositifs de prévention, de renseignement et de coordination transfrontalière pour contrer une criminalité de plus en plus mobile et organisée.


























