Lebamba, 18 octobre 2025 — La scène est devenue tristement familière : un jeune homme, encore en âge de bâtir sa vie, pris dans les filets de la drogue. Cette fois, c’est à Lébamba, chef-lieu du département de la Louetsi-Wano, que l’Office central antidrogue (Ocad) a opéré une nouvelle interpellation. Len’s Raulide Mboumba, 31 ans, coiffeur de profession, a été arrêté en possession de 11 cuisses de cannabis soigneusement dissimulées dans un sac.
Une perquisition menée à l’aube à Lebamba du 15 octobre a permis aux agents de mettre la main sur cette cargaison prohibée. Reconnaissant les faits, le mis en cause a avoué s’approvisionner auprès d’un certain Jospin, domicilié à Malinga, pour la somme de 50 000 FCFA. Une transaction illégale qui, une fois encore, illustre la dérive inquiétante d’une frange de la jeunesse gabonaise happée par le mirage facile du gain et l’influence néfaste de la rue.
Il faut le dire sans détour : la consommation et la vente de stupéfiants constituent une gangrène sociale à Lebamba comme ailleurs. Elles détruisent des vies, sapent les fondements familiaux et compromettent l’avenir de toute une génération. Derrière chaque sachet de cannabis vendu, c’est un pas de plus vers la déchéance, la dépendance et la criminalité.
La jeunesse gabonaise, censée être la relève et l’espoir du pays, ne peut se permettre de sombrer dans de tels travers. L’acte posé par ce jeune coiffeur ne relève pas seulement d’une infraction pénale ; il symbolise une perte de repères qui doit interpeller familles, éducateurs et autorités locales.
Le gouvernement, à travers les forces de l’ordre et la justice, reste ferme : nul n’échappera à la rigueur de la loi. L’article 208 du Code pénal gabonais punit sévèrement la détention, l’usage et la vente de stupéfiants. Len’s Raulide Mboumba en fait désormais les frais, puisqu’il a été placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Mouila dès le 16 octobre.
Mais au-delà de la répression, il est temps de renforcer la prévention et l’éducation civique. Lutter contre la drogue, c’est aussi offrir à la jeunesse des alternatives : un encadrement social, des loisirs sains, des formations, et un accompagnement psychologique pour ceux déjà tombés dans la dépendance.
Parce qu’un pays ne peut bâtir son avenir sur une jeunesse enchaînée par la drogue.
« Lorsqu’un jeune s’égare, c’est tout un peuple qui perd une part de son avenir. »
Par Darlyck Ornel Angwe


























