Suite à la visite très médiatisé du Coordinateur général des affaires présidentielles (CGAP), Noureddin Bongo Valentin, le 21 mai dernier, les étudiants refusent que les effets d’annonce ne se matérialisent pas en finition des travaux. De ce fait, ils ont tenu une conférence de presse le 27 mai dernier pour demander la finalisation des travaux débutés depuis 7 ans déjà.
Les travaux de l’Université Omar Bongo, la plus grande et la plus ancienne du pays, créée en 1970 pour 35 000 étudiants, est en chantier depuis 2014. Or, le fils du président de la République, par ailleurs son Coordinateur général des affaires présidentielles (CGAP), Noureddin Bongo Valentin, y a effectué une descente musclée très médiatisée. Lors de cette visite, on a pu remarquer l’absence très notoire du ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr. Patrick Mouguiama Daouda.
Soucieux de voir les travaux s’achever, la mutuelle des étudiants de ladite université ont organisé une conférence de presse.
« La communauté estudiantine avait perdu espoir de voir un jour l’Université Omar Bongo être réhabilité dans son ensemble. Car il y a eu trop de promesses non tenues, les chantiers abandonnés, les fonds alloués aux différents projets détournés. Le cas de l’auditorium, les voiries, la barrière et la connexion internet par exemple. Nous demandons au coordinateur général des affaires présidentielles d’avoir une attention particulière pour la finition des travaux engagés », a déclaré Ange Gaël Makaya Makaya, président de la mutuelle des étudiants de l’UOB.
Ainsi, peut-on aisément comprendre que cet appel de la mutuelle est une forme de pression mise sur Noureddin Bongo Valentin pour faire mener à terme ces travaux très anciens. Car le fait de cette visite est un engagement qu’il va falloir tenir.
En outre, il n’est pas seulement question de mener à terme les travaux mais il faut un entretien. « C’est pourquoi nous demandons la mise en place d’une politique d’entretien des bâtiments et d’assainissement du campus, mais également la construction des bâtiments amphithéâtres afin de parer au sempiternel problème de la massification des effectifs », a-t-il ajouté.
Pour un montant de près de 5 milliards de FCFA, ces travaux sont financés par l’État gabonais et font partie d’un vaste projet de réhabilitation des universités et grandes écoles du Gabon. Il s’agit de la réhabilitation des amphithéâtres, des résidences et de la bibliothèque universitaires.
L’université Omar Bongo n’a toujours connu de rentrée académique 2020-201 donc les nouveaux étudiants qui y sont affectés sont au »chômage ». On est dans une année blanche 2020-2021.


























