À quelques heures des élections législatives et locales du 27 septembre 2025, un rebondissement inattendu vient secouer la scène politique gabonaise : Ali Bongo Ondimba, ancien président déchu lors du coup d’État militaire d’août 2023, appelle publiquement à voter pour les candidats du Parti démocratique gabonais (PDG) dans la circonscription de Louembe. Ce soutien, relayé par Info241, marque une rupture avec le silence qu’il observait depuis sa mise à l’écart du pouvoir.
Ce revirement soulève de nombreuses interrogations.
Une manœuvre politique ou un dernier baroud d’honneur ?
Est-ce une tentative de réhabilitation politique ? Un appel à la loyauté des militants du PDG? Ou une stratégie pour préserver l’influence de son clan dans une région historiquement acquise au parti ? Dos au mur, affaibli par les poursuites judiciaires visant sa famille et les accusations de corruption, Ali Bongo semble vouloir peser sur le scrutin malgré son isolement.
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Le PDG, longtemps parti hégémonique, tente de se reconstruire dans un paysage politique bouleversé par la transition militaire.
Il semble aujourd’hui être en quête de cohésion
Le soutien d’Ali Bongo pourrait galvaniser une base militante encore fidèle, mais risque aussi de raviver les tensions internes entre les partisans de la rupture et ceux de la continuité.
Enjeux locaux, résonance nationale
Louembé devient ainsi un microcosme des enjeux nationaux : entre fidélité au passé et désir de renouveau, entre justice transitionnelle et mémoire politique. Le geste d’Ali Bongo, loin d’être anodin, pourrait influencer d’autres circonscriptions et tester la capacité du Pdg à survivre à son fondateur.
Ce soutien tardif, presque désespéré, illustre les recompositions en cours dans le Gabon post-Bongo, où chaque prise de parole devient un acte politique lourd de symboles.

























