Libreville, 23 août 2025 – Le Forum sur l’entrepreneuriat et l’innovation consacré aux richesses de l’Afrique a tenu toutes ses promesses au Radisson Blu. Plus de cinq cents participants ont répondu présent à l’appel du Dr Mike Jocktane et du Dr Jean-Clément Diambilay, promoteur du Diambilay Business Center (DBC). Placée sous le thème évocateur « Entreprends et réussis ton entreprise au Gabon », la rencontre s’est imposée comme un carrefour de savoirs et d’expériences, un espace où les rêves d’aujourd’hui esquissent les victoires de demain.
Dès l’ouverture du Forum du DBC, le Dr Mike Jocktane a lancé un appel vibrant : « Les Gabonais doivent prendre leur responsabilité et ne pas compter seulement sur l’État pour être facteur de développement ». L’entrepreneuriat y a été comparé à une seconde respiration : « Créer une entreprise, c’est une sécurité, une opportunité d’avoir une deuxième source de revenus ». Par cette métaphore, il a rappelé que la réussite exige une décision initiale, celle de se lancer, d’oser franchir le seuil du possible.
Le Dr Jean-Clément Diambilay, fondateur du DBC, a prolongé cet élan en soulignant que « l’Afrique n’est pas riche seulement par son sous-sol mais par l’humain qu’est l’Africain ». L’image est forte : le continent comme une terre féconde, non seulement de minerais mais surtout de talents. Il a exhorté chacun à dépasser la peur de l’échec : « Ceux qui sont devenus chefs d’entreprise ont eux aussi douté, mais ils ont osé. N’ayez pas peur, lancez-vous ». Ce leitmotiv résonne comme une antienne de persévérance, rappelant que le chemin de l’entrepreneur est semé d’embûches mais qu’il mène aux horizons les plus larges.
Les ateliers successifs ont donné corps à ce message. Stephanette Andong, abordant le thème « entreprendre au Gabon entre mythe et réalité », a martelé : « Oui, il y a des défis, mais ils ne sont pas insurmontables ».
Elle a insisté sur la nécessité de se former continuellement, d’acquérir des compétences en gestion et en finance, et d’adopter un modèle économique clair. Son discours, tissé de lucidité et d’encouragements, s’apparente à une cartographie des obstacles transformés en tremplins.

Venusia Asseko, fondatrice de la plateforme Je consomme gabonais, a quant à elle défendu la valorisation des productions locales : « Consommer gabonais, c’est soutenir une famille, croire au Gabon d’abord et préparer les générations futures ». Son propos, riche en images patriotiques, érige la consommation locale en acte de foi économique et culturel.
Oussou Claude, directeur général du Comptoir gabonais de collecte de l’or, a partagé ses « cinq secrets pour transformer l’Afrique ». Parmi eux, il a placé la foi au premier rang : « Lorsque vous avez Dieu pour partenaire, rien ne vous est impossible ». Son plaidoyer en faveur de l’excellence et de la prévoyance illustre l’idée que l’entrepreneur doit penser global tout en agissant local, à l’image d’un semeur qui plante une graine ici pour qu’elle germe ailleurs.
Enfin, Jules Ferlane Pieby, directeur général de Sunu Assurances Gabon, a introduit une dimension rarement explorée : celle de la gestion des risques. « L’assurance est un vecteur de croissance, car le risque est réel et n’arrive pas qu’aux autres », a-t-il rappelé. En évoquant les menaces d’incendie, de pertes financières ou même le décès de l’entrepreneur, il a montré combien anticiper l’imprévisible demeure une condition de survie pour toute entreprise.
De ce forum, il ressort que l’entrepreneuriat gabonais est en marche, animé par une énergie collective et un souffle nouveau. Comme l’a résumé Dr Diambilay : « Nous n’allons pas tout résoudre en une journée, mais nous avons ouvert une voie ». L’image est celle d’un sentier à tracer pas à pas, où la persévérance devient la boussole, et la réussite, l’horizon. Rendez-vous du Forum DBC a déjà été donné pour l’édition 2026, signe que l’aventure ne fait que commencer.


























