C’est dans un élan d’amour scellé par le temps que Lydry Styde Mavioga Mickala et Alvine Itsitsa ont choisi d’officialiser leur union les 31 juillet et 2 août 2025, devant Dieu et devant les hommes, dans la vibrante capitale gabonaise, Libreville. Après quatorze années de vie commune, au cours desquelles est né leur trésor, le petit Warisse, les deux âmes sœurs ont fait de leur amour un pacte solennel, un mariage à la fois coutumier et civil.
Leur histoire ressemble à un conte cousu dans la dentelle du destin. C’est sur les bancs de la classe de 4e, au Collège d’enseignement secondaire Alexandre Martin Sambat de Mouila, que s’ébaucha la première esquisse de leur idylle. Une amitié tendre, faite de regards timides et de silences éloquents, les unit un temps… avant que la vie ne les éloigne, comme le vent disperse les feuilles d’automne. Mais en 2011, à Libreville, les étoiles se sont réalignées : les deux cœurs égarés se retrouvent, et cette fois, plus rien ne viendra les désunir.
Lydry Styde Mavioga Mickala, interprète de conférence formé dans la prestigieuse École Supérieure des Traducteurs et Interprètes (ASTI) au Cameroun, est un artisan du verbe, un pont entre les langues. À ses côtés, Alvine Itsitsa, douce et résolue, secrétaire de profession, incarne cette force tranquille qui bâtit dans l’ombre. Ensemble, ils sont devenus deux colonnes soutenant le même temple.

Le mariage coutumier, célébré dans un décor inspiré des cultures Punu et Vungou de Moabi et Gietsou, fut un retour aux sources. Un cheminement symbolique entre les villages des deux familles, tissé de rites, de palabres et de négociations rituelles autour de la dote. Sous les tentes, les représentants des lignées ont fait montre d’éloquence, mêlant l’art oratoire au tact diplomatique. Chaque mot pesé, chaque silence chargé de sens, dessinait peu à peu la carte d’une alliance bénie par les ancêtres.
À l’issue des échanges, la future épouse fut présentée : Alvine, désormais membre à part entière du clan Mavioga Mickala. En retour, le marié devenait, lui aussi, fils de la lignée d’Alvine, preuve que dans le mariage africain, on ne gagne pas seulement un partenaire, mais toute une famille.
Le 2 août, l’amour fut scellé cette fois devant l’État, en présence de Madame Mindougani, Déléguée spéciale 2 de la Commune de Libreville. D’un ton grave et bienveillant, elle rappela aux époux que leur engagement relevait désormais de la loi : monogamie, fidélité, soutien mutuel et amour inconditionnel. « Jusqu’à ce que la mort vous sépare », leur murmura-t-elle comme une bénédiction.

Puis ce fut la fête : cortège en ville, rires partagés, et une réception chaleureuse dans une salle du quartier Ambowe, au 1er arrondissement de Libreville. Au rythme des tambours, des danses enjouées, des chants d’amour et des éclats d’humoristes, la nuit se transforma en symphonie de joie. Parents, amis, collègues et connaissances furent à l’unisson pour honorer cette union sacrée.
Le couple Mavioga Mickala s’est promis fidélité et persévérance, jurant de braver ensemble les tempêtes et de cueillir les fleurs du bonheur. Comme deux arbres enracinés l’un à l’autre, ils entament un voyage où chaque jour sera un engagement renouvelé.
À ces nouveaux mariés, que la vie accorde la tendresse des aurores, la solidité des roches et la lumière des étoiles.

























