Une séance de travail s’est tenue ce matin au ministère de l’Éducation nationale, sous la présidence du ministre d’État Carmelita Ntoutoume Leclerc. Cet échange a réuni plusieurs acteurs clés, notamment un représentant du ministre du Commerce et de l’Économie numérique, des délégués de l’UNESCO et de la Banque mondiale, ainsi que la cellule en charge du baccalauréat technologique et d’autres parties prenantes. L’objectif principal de cette rencontre était de définir des solutions concrètes pour la mise en place d’une stratégie efficace de collecte des données scolaires. Le défi majeur que souhaite relever le ministère de l’Éducation nationale réside dans la traçabilité de chaque apprenant au sein du système scolaire.
Dans cette perspective, la Banque mondiale s’est engagée à fournir des tablettes, tandis que l’UNESCO a annoncé la mise à disposition rapide d’un logiciel adapté. Sachant que plusieurs établissements ont déjà reçu des ordinateurs, il apparaît nécessaire d’initier les premières formations afin d’optimiser l’utilisation de ces outils numériques. Toutefois, un cadre de sécurité rigoureux devra être instauré pour garantir la protection des données sensibles.
Il est essentiel de souligner que des bases de données existent déjà dans le domaine éducatif, notamment celles relatives à la gestion des examens et du patrimoine scolaire. Cependant, leur consolidation et leur amélioration sont cruciales pour une vision plus précise du système éducatif national.
À ce sujet, Savina Ammassarl, coordinatrice résidente du système des Nations unies et cheffe de l’équipe-pays, a déclaré : « C’est un sujet de grande importance, améliorer les données courantes du secteur de l’éducation. Les statistiques sur le plan national. »
Dans le cadre des efforts déjà entrepris, des annuaires statistiques ont récemment été réalisés dans les établissements publics et privés, avec le soutien de la Banque mondiale. Néanmoins, il subsiste un manque de données actualisées de manière continue. Il est donc impératif de mettre en place un dispositif qui permette une collecte régulière et fiable.
Toujours selon Savina Ammassarl, « Cela doit se faire avec un système administratif qui permet de rapporter ces données tout au long des années scolaires pour développer la carte scolaire de manière efficace. »
Un tel système permettrait d’anticiper les besoins du secteur éducatif en fournissant des informations précises sur le nombre d’élèves inscrits, les effectifs d’enseignants et leurs qualifications, ainsi que le matériel nécessaire, notamment les manuels et les équipements scolaires.
Pour assurer une collecte efficace et continue des données, la digitalisation de ces systèmes devient impérative. Celle-ci devra être mise en place en respectant scrupuleusement les normes de sécurité, afin de garantir la protection des informations sensibles et d’assurer une gestion transparente et efficace du secteur éducatif.












































