Lors du Conseil des ministres tenu ce 22 janvier 2025, la destitution de Persis Lionel Essono Ondo de ses fonctions de Directeur Général du Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS) a été actée. Cette décision, annoncée par le porte-parole du gouvernement, Séraphin Akuré-Davin, marque une fin abrupte pour un mandat débuté à peine quatre mois plus tôt. Essono Ondo est remplacé par Serge Brice Ngodjou, dont la nomination officialise un tournant au sein de cette institution stratégique.
La carrière éphémère de Persis Lionel Essono Ondo à la tête du FGIS avait suscité des controverses dès ses débuts. Nommé le 19 décembre 2024 lors d’un précédent Conseil des ministres, il avait pris ses fonctions le 26 décembre dernier, succédant à Stéphane Mbadinga Ditengou. Cependant, sa gestion, marquée par des choix jugés inappropriés, a rapidement cristallisé des tensions au sein du Conseil d’administration. Parmi les reproches figurent des exigences jugées excessives, telles que l’aménagement d’un nouveau bureau au sommet de l’immeuble ou l’acquisition d’un véhicule luxueux estimé à 80 millions de FCFA. Ces comportements ont alimenté des interrogations quant à son aptitude à assumer une telle responsabilité.
Par ailleurs, des soupçons relatifs à des inexactitudes dans son curriculum vitae ont contribué à éroder la confiance des autorités, une situation amplifiée par la couverture médiatique de ces allégations.
Outre les doutes sur son curriculum vitæ, les bailleurs de fonds et les partenaires du Gabon voyaient d’un mauvais oeil la présence d’un homme trempé profondément dans la politique gérée un poste qui exige une certaine neutralité et réserve. Il est actuellement le président par intérim du parti politique Réagir.
En effet, la divulgation de ces éléments a renforcé la pression autour de sa personne, précipitant ainsi son éviction.
Créé pour accompagner la diversification économique du Gabon et atténuer la dépendance aux revenus pétroliers, le FGIS constitue un outil essentiel de la stratégie économique nationale. La nomination de Serge Brice Ngodjou intervient dans un contexte où la stabilité et l’efficacité de cette institution sont primordiales pour préserver la crédibilité du pays sur la scène internationale.


























