Le Conseil des ministres du jeudi 12 septembre 2024 a surpris l’opinion publique en nommant une personne décédée, Odette Edjegoye au poste de secrétaire de cabinet du Président du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), Dr Séraphin Moundounga. Décédée en mars 2024, la nomination de cette figure éminente a aussitôt suscité l’indignation et l’incompréhension au sein de la population et des médias, notamment rapportée par le journal Dépêches241.
Ce communiqué, attendu comme à l’accoutumée pour ses décisions cruciales, a néanmoins plongé la famille d’Odette Edjegoye ainsi que tous ceux qui l’ont connue dans la stupéfaction. Comment une personne décédée depuis plus de six mois peut-elle être nommée à une fonction aussi importante au sein du CESE ? Une question qui, au-delà de l’émotion suscitée, a ouvert la voie à de nombreuses interrogations. Selon Dépêches241, cette « situation n’a pas manqué de faire réagir l’opinion depuis hier soir ».
Des hypothèses se multiplient. Il est légitime de se demander s’il existe une homonyme d’Odette Edjegoye, ou si une erreur d’identification a été commise lors de la préparation des documents administratifs. À moins qu’une négligence, ou pire, une manipulation volontaire ne soit à l’origine de cet imbroglio. Il semble peu probable que ceux qui ont proposé cette nomination ignorent le décès de la personne concernée, ce qui rend cet acte encore plus troublant.
L’événement a provoqué une onde de choc, non seulement dans les cercles de la haute administration, mais également parmi la population gabonaise. « L’opinion a fait une découverte pour le moins indécente », souligne Dépêches241, reflétant le sentiment général d’indignation. Le Conseil des ministres, à travers cette erreur monumentale, semble avoir révélé un certain dysfonctionnement dans les rouages de l’État, renforçant les doutes sur les compétences et l’éthique des membres de l’entourage du Président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Cet incident pourrait bien nourrir de nouvelles polémiques sur la gestion des affaires publiques dans un contexte où l’exigence de transparence est devenue cruciale pour restaurer la confiance des citoyens envers leurs dirigeants. Alors que le pays est en pleine période de transition politique, cette bévue administrative pourrait compromettre davantage la crédibilité de l’exécutif. Il incombe désormais aux autorités de faire toute la lumière sur cet épisode malheureux où une personne décédée soit nommée en Conseil des ministres, afin d’éviter que de telles erreurs ne se reproduisent.


























