Nelly Ngabima, alias Princesse de Souba, membre des Sentinelles de la République, critique sévèrement la reconduction de figures de l’ancien régime sous le prétexte de la continuité, dénonçant leur incompétence et leur mépris envers les Gabonais compétents. Elle met en lumière les manœuvres politiques du général Bobo Nkani de Nguoni, notamment l’exclusion de candidats à la présidentielle sauf lui-même, et l’absence de transparence dans la gouvernance actuelle. Enfin, elle appelle à une vigilance constante, affirmant que les Sentinelles de la République continueront à lutter pour l’éveil des consciences et l’intérêt du peuple gabonais. Lecture!
Eh oui, il faut le constater pour le regretter : la branche armée du PDG, aujourd’hui à la tête du pouvoir, semble avoir du mal à capitaliser sur ce qu’elle a voulu présenter comme un coup de libération du peuple, à savoir la destitution par les armes du despote Ali Bongo, dont elle a hérité le réflexe de prise de pouvoir par la force.
Alors que l’ensemble du peuple avait accueilli l’arrivée de ces hommes avec beaucoup d’enthousiasme et de reconnaissance, malgré de nombreuses fausses notes dans les premiers discours et nominations du nouveau « roi-président » Bobo Nkani de Nguoni, notamment dans une adresse maladroite aux éléments de la GR, où il a dit, je cite : « Ils venaient me dire ‘papa a dit, mon mari a dit’, et j’ai dit à mes aînés en 2016 : ‘Vous avez tiré, le patron vous a couvert, mais nous, si on tire, qui va nous couvrir ?' ». Que chacun comprenne donc le niveau de patriotisme de ceux qui prétendent nous avoir libérés.
Le fait non moins incongru est la reconduction de plusieurs barons du régime déchu, sous prétexte qu’on ne va pas créer une nouvelle classe de Gabonais, comme s’il manquait de Gabonais capables de répondre de manière efficiente aux défis auxquels notre pays est actuellement confronté.
Bref, on a compris : les incompétents méprisent ceux qui savent, au point de nourrir à leur égard un véritable sentiment d’infériorité. C’est ainsi que plusieurs bras cassés, dont le niveau de médiocrité dans la gestion de la chose publique n’est un secret pour personne, se retrouvent en place.aux hauts postes de notre administration
Sinon, qu’est-ce qui aujourd’hui peut justifier les manigances orchestrées par ces gens, alors que tout indique qu’il serait difficile pour eux de perdre une élection loyale ? Ces personnes, qui n’ont visiblement aucune notion de la compétition saine et de la transparence, posent chaque jour des actes de gouvernance qui remettent en cause les principes d’impartialité et d’équité entre les citoyens.
Comme avec cet article de la charte qui interdit à toute personne ayant pris part aux institutions de la transition d’être candidate à la présidentielle, sauf lui-même, le Nkani de Nguoni, général Bobo, alias « la dictature en téléchargement ».
Alors que l’homme est plutôt bien coté, il faut le reconnaître, dans les masses populaires, quel besoin avait-il d’envoyer au dialogue dit inclusif des gens qu’il avait lui-même cooptés pour concevoir les prémices du pouvoir ? En nous faisant croire que cela était le fruit des propositions du peuple, « Christian Rekoula, tu peux rappeler à ce ‘papa’ que le peuple dont il parle, c’est nous, et nous savons bien ce que nous avons mis dans nos contributions à cet effet !
Quel Gabonais normal aurait pu demander la rétrocession du processus électoral au seul ministère de l’Intérieur, surtout sachant que le premier cercle politique autour du général Bobo Nkani de Nguoni est essentiellement constitué de PDGistes, les mêmes qui étaient capables de vous dire la veille d’une élection qu’aucun opposant ne gagnera tant qu’ils seront ministres de l’Intérieur ? Nous ne sommes pas amnésiques, hoo !
On le sait tous et on vous voit clairement. Quelqu’un qui a été presque major de ses promotions, même si on lui offrait deux cent mille voix d’avance, un tricheur reste un tricheur. Il ne peut prendre le risque d’aller à une élection loyale. Sinon, pourquoi croyez-vous que M. s’est déjà créé un opposant fantoche comme Bilie Bie Nze ? Ce dernier a suffisamment de casseroles pour paraître aux yeux du peuple comme une alternative, face à lui qui a pris soin de se construire une image de sauveur. Bien que tous deux paraissent comme des génies de l’incompétence, lui, c’est le moindre mal. Sauf que, face à quelqu’un dont la compétence et la neutralité vis-à-vis du système Bongo est avérée, Bobo ne tiendra pas la comparaison.
On vous taille un faux dialogue pseudo-inclusif, un code électoral portant les germes de la tricherie industrielle. Et pour finir, une constitution mystique qui n’apparaît qu’une fois par an, tard dans la nuit, telle la proclamation des élections organisée par Bonda et Jessy Ella Ekogha.
Eh oui, les mêmes gens, les mêmes méthodes, pour les mêmes résultats.
Avez-vous vraiment besoin de tricher alors qu’il vous suffit de travailler ? Puisque vous avez le pouvoir financier de l’État, vous avez su faire accepter au peuple que votre coup d’État de palais est un acte héroïque dans l’intérêt du peuple.
Vous aviez une popularité dont même Omar n’a jamais eu droit, peut-être même Pierre Mamboundou et Mba Abessolo des années 90.
Comment, avec cela, vous n’êtes pas capables d’agir en toute transparence et de gagner dignement votre légitimité ?
Vous préférez donc la colère et le mépris du peuple ?
Dans tous les cas, nous, les sentinelles de la République, continuons notre part d’éveil de conscience. Nos vies valent mieux que vos profits. Nous serons là pour maintenir la flamme dans l’intérêt du Gabon et de son peuple, jusqu’à la victoire finale.
Nelly NGABIMA
Princesse de Souba
Sentinelle de la République.


























