Après plus de 10 ans d’inertie, la Direction générale de l’entretien des routes et des aérodromes (DGERA) reprend ses activités . Le ministre des Travaux Publics, le Général Flavien Nzengue Nzoundou, a annoncé lundi 16 octobre, lors de la cérémonie de clôture du séminaire sur la relance des activités de la DGERA que » la relance de l’entretien routier est de mise à compter de ce jour ».
Le séminaire sur la relance de la Direction générale de l’entretien des routes et des aérodromes (DGERA) a pris fin lundi 16 octobre 2023 avec la lecture du rapport ainsi qu’à son adoption par l’ensemble des acteurs. Les assises se sont déroulées du 11 au 13 octobre courant à Nkok dans le 2ème arrondissement de la ville de Ntoum. Ce séminaire a permis aux participants du département, de plancher sur plusieurs thématiques permettant d’améliorer le réseau routier gabonais.
« Je reste persuadé que les conclusions et les recommandations issues de ces assises susciteront de l’espoir vis-à-vis de l’ensemble des usagers de la route qui n’aspirent qu’aux besoins de circuler en toute saison dans les meilleures conditions et en toute sécurité », a déclaré le ministre des Travaux Publics.
Après plus de 10 ans d’inactivité et à la suite de la mise en place du Fond Autonome de l’entretien Routier (FANER), outil indispensable de financement des activités et d’entretien routier, Nzengue Nzoundou a annoncé que « la relance de l’entretien routier est de mise à compter de ce jour. Les résultats contenus dans le rapport de ces assises vont constituer le socle de mon travail en matière d’entretien routier « .
Le manque de financement a occasionné un état de dégradation très avancé et gênant fortement la mobilité des biens, ainsi qu’à la bonne marche des activités économiques.
Au terme des travaux, plusieurs recommandations pertinentes ont été formulées, il est question en autres de prendre des dispositions utiles pour lever les contraintes de recouvrement des ressources affectées à l’entretien routier; renforcer les capacités des unités territoriales en moyens roulants et humains; respecter les procédures de gestion du carburant; relancer les missions de contrôle interne des activités; renforcer les capacités et les effectifs de la régie, par le recrutement et la formation des agents.
« Il faut dans l’immédiat concevoir et élaborer un programme d’entretien routier sur 2 ans », a martelé le ministre des Travaux Publics dans son allocution.
Les objectifs de cette feuille de route seront atteints avec l’appui du Fond National d’Entretien Routier (FANER) dont l’apport à l’acquisition du matériel au sein de la régie est plus que sollicité pour réhabiliter et entretenir les routes souvent en piteux état à travers le pays.
Pour M. Nzengui Nzoundou, il est également impérieux de lutter contre la corruption qui pourrait subvenir au sein du département des Travaux Publics, afin d’atteindre les objectifs recherchés suivant les fermes instructions du président de la Transition.
« Nous avons donc intérêt à corriger notre façon de faire, à améliorer la gouvernance afin que le phénomène de surfacturation cesse, nous devons tout mettre en œuvre pour parvenir à une bonne gouvernance », a-t-il insisté.
Le gouvernement de la transition a à cœur de doter le pays d’un réseau routier praticable en toutes saisons.
Par Breck Fredo Djounga Ngoungoulou

























