Nourreddin Bongo Valentin , Ian Ghislain Ngoulou, les fils Oceni, Cyriaque Mvourandjiami et Jessye Ella Ekogha ont été placés sous mandat de dépôt et écroués à la prison centrale de Libreville le mardi 19 septembre 2023. Ils ont été arrêtés le 30 septembre dernier et sont poursuivis pour détournement de fonds, falsification de la signature du président de la République ou encore trafic de stupéfiants.
Ceux qui étaient devenus les hommes forts du pays et qui se croyaient intouchables, notamment Nourreddin Bongo Valentin, Ian Ghislain Ngoulou, Abdoul Oceni, Mohamed Ali Saliou, Cyriaque Mvourandjiami ainsi que Jessye Ella Ekogha vont désormais s’adapter à une nouvelle vie à la prison centrale de Libreville.
Après avoir été entendus pour les faits de haute trahison contre les institutions de l’Etat, détournement massif des deniers publics, malversations financières internationales en bande organisées, faux et usages de faux, falsification de la signature du président de la République, corruption active et trafic de stupéfiant, Nourreddin Bongo Valentin , Abdoul Oceni, Mohamed Ali Saliou et Ian Ghislain Ngoulou ont été placés sous mandat de dépôt et écroués à la prison centrale de Libreville.
Baptisé par la «Young Team» ou les « Collégiens du Palais du bord de mer», le fils de l’ancien président déchu Ali Bongo Ondimba, Nourreddin Bongo Valentin et ses amis avaient pris le Gabon en otage après qu’Ali Bongo Ondimba ait été frappé par un AVC en 2018 en Arabie Saoudite. Soutenus par l’ancienne première dame, Sylvia Bongo Ondimba, ils dirigeaient le pays en lieu et place du président de la République des gabonais sans aucun mandat avant que les militaires ne mettent un terme à tout leur désordre le 30 août dernier. Lire aussi : Plus de 200 milliards de francs en espèces saisis chez Sylvia Bongo
Le renversement de l’ancien président Ali Bongo Ondimba a été orchestré par les militaires après un troisième hold-up électoral suite à ceux de 2009 face au défunt André Mba Obame et de 2016 face à Jean Ping. Cette «Young Team» a entretenu la pauvreté au Gabon, a marché sur les institutions de la République et a foulé au sol les lois qui garantissent la sacralité et la puissance d’un État renvoyant à la face du monde l’idée d’un pays en lambeaux.


























