L’honorable Séraphin Akure-Davain se reprocherait-il de quelque chose ? On pourrait penser qu’il a esquivé le passage de nouvelles autorités de la transition sur son chemin.
L’homme à l’obtention du récépissé le plus rapide dans le cadre de la légalisation des partis politiques au Gabon se serait-il rendu compte qu’il a joué à un double jeu entre le pouvoir et l’opposition ?
Nous nous rappelons que l’homme politique après la concertation politique de février dernier avait disparu pour réapparaître avec une démission du parti de Guy Nzouba Ndama, Les Démocrates. Au moment où l’information qu’il avait reçue 210 millions est sortie et que Philippe Nzengué Mayila avait été nommé par Guy Nzouba Ndama comme président intérimaire, l’honorable Séraphin Akure-Davain avait démissionné puis avait fini par créer son parti politique Les Démocrates Libre (LDL), trois jours seulement après.
Une fois les élections générales passées et le coup de force qui s’en est suivi, le 30 août, l’homme de Lambaréné avait disparu.
Aurait-il des choses à se reprocher ? Le président de la Transition, Brice Oligui Nguema n’a pas facilité son arrivée rapide au devant de la scène lorsqu’ il a fustigé le comportement des politiciens de l’ancienne majorité qui se réunissaient seulement avec trois chefs de partis politiques politique de l’opposition pour décider au nom de toute l’opposition.
Pour un chef de parti politique de l’opposition qui a assisté à cette grande messe politique, le leader du parti Les Démocrates libres ne s’est pas seulement joué de la majorité en attaquant le Premier ministre d’alors, malgré leurs accords, Alain-Claude Bilie-By-Nze pendant son discours de politique générale à l’Assemblée nationale, mais aussi de l’opposition avec ses choix qui ne servaient pas la démocratie.
Toutes ces réalités seraient-elles à l’origine de la disparition de l’honorable Séraphin Akure-Davain ? Si ce n’est pas le cas, où est alors passé Séraphin Akure-Davain, le leader du parti Les démocrates Libres ?
Le 12 septembre dernier, il y a eu une sortie des partis politiques de l’opposition appellant à travailler avec le CTRI, on pouvait noter la présence de Bonaventure Nzigou Manfoumbi, l’autre co-président de l’opposition lors de la concertation politique et le co-rapporteur Laurent Angue Mezui. Le président du parti Les Démocrates Libres semble ne plus être libre à assister aux initiatives menées par ses frères de l’ancienne opposition à Ali Bongo Ondimba.
Serait-il dans les confins de Lambaréné ? Dans tous les cas, il serait porté disparu de l’échiquier politique national, l’homme qui avait prophétisé sur la chute de Bilie-By-Nze sans voir la sienne










































