Ce dimanche 13 avril 2025 restera gravé dans les annales politiques du Gabon comme le jour d’un plébiscite retentissant. Le ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault, a proclamé les résultats de l’élection présidentielle du 12 avril : un score vertigineux de 90,35% pour 575 222 voix pour Brice Clotaire Oligui Nguema, désormais président de la 5e République.
Tel un raz-de-marée balayant toute opposition, la voix du peuple s’est exprimée sans équivoque. Son principal adversaire, Alain Claude Bilie-By-Nze, n’a recueilli que 3,2 %, relégué à une portion congrue de l’échiquier politique. Aucun autre candidat n’a franchi le seuil symbolique de 1 %. Cette victoire écrasante est un tremblement de terre démocratique : elle consacre l’homme du 30 août 2023, artisan du changement, en guide suprême d’un nouvel ordre républicain.
Les autres adversaires du vainqueur Brice Clotaire Oligui Nguema étaient Joseph Lapensée Essingone, Stéphane Germain Iloko, Alain Simplice Boungoueres, Zenaba Gninga Chaning, Thierry Yvon Michel N’Goma et Axel Stophène Ibinga Ibinga.
Le peuple gabonais, dans un élan d’espérance, a accordé un mandat de sept ans, renouvelable une seule fois, à celui qu’il considère comme le bâtisseur de demain. La légitimité dont il jouit désormais est incontestable ; elle est aussi un lourd manteau de responsabilités.
Derrière cette victoire triomphale se dresse pourtant une montagne de défis. Le Gabon ploie sous une dette publique avoisinant 70 % du PIB. Les infrastructures vitales, rongées par le temps, appellent à une refondation urgente. Le chômage, notamment chez les jeunes, mine le tissu social.
La 5e République ne peut être une simple continuité. Elle doit être une renaissance. Le président élu devra faire preuve de discernement dans le choix de ses collaborateurs, car selon la nouvelle Constitution, c’est à lui seul que revient la reddition des comptes devant le peuple, même face à l’Assemblée nationale.
Le peuple gabonais a tranché. Le triomphe est éclatant. Mais l’Histoire attend maintenant des actes. La victoire est le début. Non la fin.


























