L’élection présidentielle 2023 au Gabon promet d’être différente des précédentes car les candidats déclarés, à près d’une année de l’échéance, sont déjà à près d’une douzaine et parmi eux il y a le journaliste Marc Ulrich Malekou-Ma-Malekou, le candidat qui promet de chasser le règne de la Françafrique du Gabon pour fonder une nouvelle nation. Son projet de société présenté le 25 juin 2022 à Libreville s’intitule « Déconstruire la Françafrique pour acter la refondation du Gabon »
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Pour le journaliste gabonais Marc Ulrich Malekou-Ma-Malekou, par ailleurs président du mouvement panafricain « Osons pour l’Afrique », il n’est plus question que la Françafrique continue d’orchestrer le sous-développement du Gabon.
Ainsi, il y a une coopération néocolonialiste qui empêche un véritable développement du Gabon depuis son avènement à la souveraineté internationale en 1960.
Pour le candidat, on ne peut déconstruire cette Françafrique qu’en étant président pour permettre une véritable indépendance que celle qu’il qualifie de « folklorique » héritée de la France.
La France, de concert avec le système Bongo-PDG, à l’origine du sous-développement du Gabon
« L’état de déliquescence dans lequel s’enlise notre pays sous la double responsabilité de la pieuvre qu’est la Françafrique et de son bras armé qu’est le système Bongo-PDG, nous commande au sursaut patriotique visant à ôter de notre cou ce genou, symptomatique de la charge esclavagiste sous laquelle nous croulons sur les différents plans : politique, économique, social, culturel et militaire », a fustigé M. Malekou-Ma-Malekou.
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Contrairement à d’autres candidats faisant dans le politiquement correct, le candidat M. Malekou-Ma-Malekou dit haut ce qu’il pense de cette France maîtresse du système Françafrique. C’est pourquoi il a décidé résolument de « mettre un terme aux accords de coopération avec la France, prédatrice de nos richesses et épine dorsale de la séquestration de notre souveraineté politique et qui impose ses hommes de paille à la tête de nos États », a-t-il déclaré.
Les accords qui régissent les liens entre la France et le Gabon penchent toujours en faveur de la France d’où le règne de la coopération gagnant-perdant. Ainsi, pour assurer le respect et la pérennité de ces accords, la présence « encombrante de l’Armée française sur notre sol » est de mise.
Un Gabon défiguré par l’absence de valeurs des gouvernants françafricains
Dans son discours, le journaliste a présenté un Gabon très chaotiquement géré car « la justice sociale est cette rampe qui sert d’outil d’aide à l’édification d’une société avec le droit pour cordeau, et la justice, comme niveau. Toute chose qui nous exige de fait, de nous départir d’un Gabon au brouillon, hérité d’un système politique en panne de valeurs. Triste Gabon dans lequel les détournements des deniers publics sont érigés en mode de gouvernance ; la fraude électorale banalisée et l’homosexualité propulsée en moteur d’ascension sociale. Cette gestion chaotique de l’État dans laquelle s’entremêlent des pratiques incestueuses avec les ennemis de la République, laisse planer chaque jour le spectre de voir les filles et les fils du Gabon être dépossédés de leur pays au profit des prédateurs fonciers venus pour certains d’autres cieux », a-t-il décrit le Gabon.
D’autres mesures sont consignées dans le projet de société du candidat pour refonder le Gabon sans la Françafrique et avec des valeurs.










































