Face à la réticence de certains responsables et agents de l’administration publique à la vaccination, le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda rend le vaccin obligatoire pour ces derniers. C’est dans une correspondance datant du 21 septembre 2021 qu’elle demande à tous ces responsables de montrer l’exemple en se faisant vacciner le ministre d’abord.
L’objectif de faire vacciner 60% des Gabonais du président de la République Ali Bongo Ondimba semble ne pas trouver preneur malgré l’annonce de la 3e vague annoncée par les plus hautes autorités du pays. C’est ainsi que pour remédier à l’hésitation de certains à se faire vacciner, Rose Christiane Ossouka Raponda a décidé de passer à la vitesse supérieure.
En effet, elle a donné des instructions visant à faire passer tous les dirigeants de l’administration publique à passer par la vaccination. « C’est pourquoi, en ce qui concerne l’administration, je demande aux membres du Gouvernement de mettre en place et sans délais, une opération visant à amener l’ensemble des responsables de vos départements ministériels respectifs à se faire vacciner », ordonne Ossouka Raponda.
Le Premier ministre pour atténuer son injonction ajoute : « Le bon exemple commençant par le haut, cette démarche vise à annihiler les contaminations au sein de notre administration », déclare-t-elle.
Dans la même lancée, elle va préciser les responsables qui sont d’abord concernés par ce premier tour de vaccination obligatoire dans l’administration.
C’est ainsi que la question : « concerne dans un premier temps : le ministre , le Secrétaire général et son adjoint, l’Inspecteur Général des services et son adjoint, le Directeur de cabinet du Ministre, les Directeurs Généraux et leurs adjoints, les Directeurs et les Chefs de service », précise le Premier ministre.
Par ailleurs, le deuxième tour va s’occuper des agents. Ils auront du mal à s’échapper à la vaccination. « Une fois, les responsables vaccinés, il conviendra d’organiser la vaccination des agents », ajoute-t-elle.
Pour tous ceux qui pensent ne pas être concernés par ces instructions, elle dit à leurs responsables : « Vous me rendrez compte régulièrement du déroulement de cette opération et surtout des résultats en termes de taux de personnels vaccinés, en fonction de vos effectifs. J’attache du prix à la bonne exécution de la présente prescription », conclut-elle.
On est là dans une vaccination obligatoire contrairement à ce que le président Ali Bongo Ondimba a déclaré à maintes reprises : « La vaccination n’est pas obligatoire ». Aujourd’hui, nous sommes très loin du respect de cette parole donnée.


























