Suite à l’incendie, qui a entièrement détruit un datacenter d’OVHCloud à Strasbourg et endommagé un deuxième, dans la nuit du 9 au 10 mars, 3,6 millions de sites web ont été endommagés.
Un des acteurs importants du marché de l’hébergement français, OVH, a été victime d’un incendie sur sa plateforme de Strasbourg. Ainsi, cet incendie qui s’est déclaré tôt mercredi à matin dans un bâtiment de l’entreprise française OVHcloud, spécialisée dans les serveurs informatiques et l’hébergement internet, n’est pas sans conséquences. Plusieurs serveurs ont été carbonisés privant de nombreux sites web.
Cet incendie déclaré sur le site d’OVHCloud à Strasbourg compte 3,6 millions de sites web, représentant 464 noms de domaines distincts (ces 3,6 millions de site incluant par conséquent des sous-domaines), ils se sont retrouvés hors ligne. Parmi ces nombreux sites web hors service, il y a ceux du gouvernement français.
Techniquement, le feu a carbonisé l’un des centres d’hébergement, le bâtiment SBG2. Une partie d’un autre bâtiment, Strasbourg 1, a été détruite. Selon Octave Klaba, le fondateur d’OVHcloud, les serveurs du bâtiment Strasbourg 3 sont éteints mais n’ont pas été touchés, tout comme ceux d’un quatrième bâtiment.
Dans l’ensemble, l’entreprise comptait mercredi midi une vingtaine de services hors service à cause de cet incident. L’objectif est désormais de mettre sur pied un plan de redémarrage, sur les bâtiments 3 et 4 et peut-être SBG1.
C’est une situation difficile pour OVH qui espérait faire une introduction en bourse. Globalement, OVH détient près d’une trentaine de data centers à travers le monde, dont la moitié en France. « Licorne » française dont le siège social est basé à Roubaix, OVHcloud emploie plus de 2 200 personnes et revendique plus de 1,5 millions de clients dans le monde grâce à ses 380 000 serveurs. Le premier des quatre data center de Strasbourg a été installé en 2012.
Toutefois, de l’avis des plusieurs experts du domaine, les données contenues dans les serveurs du bâtiment détruit seront sans doute irrécupérables, sauf si elles été sauvegardées par ailleurs, chez d’autres hébergeurs ou sur d’autres serveurs de OVH.
C’est donc un incident qui risquerait de coûter cher à OVH en termes de notoriété partant de ce fait les hébergeurs français. Plusieurs entreprises des GAFAM offrent les mêmes services avec de propositions de normes de sécurité renforcées.


























