Depuis mardi dernier, des informations circulent sur la toile, accusant certains compatriotes d’avoir orchestré des détournements massifs au sein du Trésor public et de la direction générale du Budget, par le biais de bons de caisse s’élevant à plusieurs millions de FCFA. Ces allégations suscitent des interrogations quant à leur véracité, leur origine et le moment choisi pour leur diffusion.
Selon ces rumeurs, des auditions en cours auraient permis de découvrir un vaste réseau de prédateurs des finances publiques, opérant tant au sein du cabinet du ministre de tutelle qu’à la Direction du Budget et à la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor. Ces détournements auraient été facilités par la complicité de dizaines de personnes issues de ces administrations, livrées à la vindicte populaire, ainsi que par l’absence de contrôles fiables au niveau de l’Inspection des services du Trésor Public et par un système informatique obsolète.
Cependant, des sources généralement bien informées au sein des administrations concernées indiquent qu’aucun fonctionnaire désigné comme membre de ce prétendu réseau de faussaires n’a été interpellé ni auditionné pour les motifs évoqués. De plus, des sources proches des services d’investigation policière et financière démentent formellement l’existence d’auditions ou d’enquêtes en cours ou antérieures liées à une éventuelle fuite massive à des fins d’enrichissement illicite à la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor.
Une immersion au sein de cette direction révèle une sérénité irréprochable dans le fonctionnement quotidien des services sous tutelle, où les fonctionnaires s’acquittent régulièrement de leurs missions régaliennes. Néanmoins, quelques mécontentements ont été suscités par la promotion, lors d’un des récents Conseils des ministres, de certains collaborateurs dont le profil et les compétences sont remis en question. Il est également curieux de noter que l’orthographe des noms de plusieurs personnes proposées à la nomination comporte des erreurs, ce qui, pour beaucoup, semble être une tentative délibérée de brouiller les pistes.
Il apparaît désormais clairement que ces intrigues relèvent d’un trafic d’influence visant le contrôle de certains postes stratégiques et convoités au sein du Trésor Public, orchestré par ceux-là mêmes qui seraient les véritables instigateurs de ce complot et, en fin de compte, de ces fausses nouvelles. La question qui se pose est la suivante : pourquoi ternir l’image de compatriotes qui n’ont pas nécessairement les mêmes ambitions que nous, en les livrant à la vindicte populaire ? Quoi qu’il en soit, l’affaire des prétendus détournements massifs au Trésor Public et à la Direction Générale du Budget s’avère être une plaisanterie de mauvais goût.
La question demeure : pourquoi ternir la réputation de compatriotes, en les exposant à la vindicte populaire, sous prétexte de divergences d’ambitions ? Dans un tel contexte, l’affaire de prétendus détournements massifs au Trésor Public semble être, au final, une farce de mauvais goût, orchestrée pour des desseins inavouables.
Avec la contribution de Gabon Actu


























