Libreville devient, ces jours-ci, un véritable terrain d’apprentissage intensif, où la Coalition islamique militaire contre le terrorisme (CIMCT) poursuit ses entraînements dans le cadre de son initiative stratégique « Compétence ». En novembre 2025, la capitale gabonaise s’est transformée en laboratoire militaire à ciel ouvert, où se mêlent tirs réels, manœuvres tactiques et simulations d’embuscades sous l’œil attentif du général de division Abdullah Al-Qurashi, commandant militaire adjoint de la CIMCT.
Dès les premières heures, l’atmosphère des camps d’entraînement plante le décor : bruits sourds des détonations, silhouettes furtives des unités d’élite, progression méthodique dans la végétation gabonaise. Comme le rappelle la CIMCT, la deuxième phase du programme consiste en une montée en puissance décisive : « renforcer les capacités des unités spéciales face aux menaces terroristes à travers des applications pratiques simulant la réalité du combat ». Une phrase qui résonne comme un mot d’ordre, alors que chaque exercice semble vouloir réduire la distance entre entraînement et réalité.
Sur le terrain, les forces des opérations spéciales s’exercent aux opérations d’assaut, aux mouvements en terrains variés, à la libération d’otages et à la gestion d’embuscades. Dans cet environnement soigneusement contrôlé mais volontairement éprouvant, les militaires évoluent comme dans un théâtre de guerre reconstitué, où chaque mètre avancé doit être gagné au prix de la rigueur et de la coordination. Le programme inclut également des tirs à munitions réelles sur cibles fixes et mobiles, plongeant les stagiaires dans une chorégraphie guerrière où l’erreur n’a pas sa place.
Selon le général Al-Qurashi, ces exercices ne sont pas de simples démonstrations, mais un véritable ciment pour la coopération entre la CIMCT et le Gabon. « La poursuite de ces entraînements incarne la vision de la CIMCT visant à renforcer les capacités opérationnelles des États membres et à améliorer leur préparation au combat », a-t-il affirmé. Il n’a pas manqué de souligner que « la performance remarquable démontrée par les stagiaires reflète l’efficacité de la coopération étroite entre la Coalition et le ministère de la Défense gabonais ». Des propos qui traduisent la volonté d’ériger Libreville en carrefour stratégique, où s’élaborent des réponses concrètes aux défis sécuritaires contemporains.

L’initiative « Compétence » n’est pas un projet isolé : elle s’inscrit dans une architecture plus vaste, celle des quinze initiatives stratégiques que la CIMCT déploie dans ses quatre domaines d’action, idéologique, médiatique, financier et militaire. À cet égard, la Coalition souligne que « l’initiative constitue désormais un modèle concret d’intégration et de coopération militaires face aux menaces terroristes ». Derrière ces mots se dessine une ambition : harmoniser les méthodes, mutualiser les expertises et bâtir un cadre unifié de formation.
Cette démarche vise à favoriser le partage de compétences, l’échange de connaissances et la construction d’un système de formation fondé sur une méthodologie commune. Une approche qui, selon la CIMCT, contribue directement à « la consolidation de la sécurité et de la stabilité régionales et internationales ». À Libreville, la progression de l’initiative « Compétence » apparaît ainsi comme un rouage essentiel du dispositif global contre le terrorisme, un chantier où le Gabon occupe désormais un rôle central.










































