Le Gabon engage une réforme d’envergure du système de remboursement des médicaments par la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), dans un contexte marqué par des tensions entre pharmaciens et autorités sanitaires. Cette initiative vise à restaurer la confiance, améliorer l’équité et garantir une meilleure accessibilité aux soins pour les assurés.
Depuis plusieurs mois, la CNAMGS fait face à une crise de crédibilité. Les retards de paiement et les dettes accumulées envers les officines ont conduit à une suspension partielle de la délivrance de médicaments aux assurés, mettant en péril l’accès aux traitements essentiels. Cette situation a révélé les failles structurelles du modèle de remboursement et la nécessité d’une refonte profonde.
Sous l’impulsion du Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, et avec l’appui du ministre de la Santé, Pr Adrien Mougougou, et de la ministre des Affaires sociales, Nadine Nathalie Awanang épse Anato, le gouvernement a lancé une série de consultations techniques. L’objectif : réviser la liste des médicaments et produits de santé remboursables (MAPS), en tenant compte des réalités médicales, économiques et sociales du pays.
Révision de la nomenclature des médicaments remboursables, avec une attention particulière portée aux pathologies les plus fréquentes.
Renforcement du dialogue avec les professionnels de santé et les représentants des patients, pour garantir une réforme inclusive.
Modernisation des mécanismes de remboursement, avec une meilleure traçabilité des flux financiers et des délais de paiement.
Cette réforme marque un tournant stratégique pour la CNAMGS, appelée à devenir un acteur plus efficace et transparent du système de santé gabonais. Elle s’inscrit dans une volonté politique de refondation des institutions sociales, dans un contexte de transition où la gouvernance publique est scrutée de près.









































