Le ministère de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation a officiellement lancé le processus de mise en place des bureaux des Conseils municipaux et départementaux, conformément aux articles 273 à 276 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral en République Gabonaise. Cette initiative marque une étape cruciale dans la redynamisation de la gouvernance locale et la consolidation de la décentralisation, mobilisant à nouveau les conseils municipaux appelés à jouer un rôle central.
Par le biais d’un communiqué publié le 5 novembre 2025, le ministre en charge a convoqué l’ensemble des Conseillers municipaux, départementaux et d’arrondissement à une session spéciale d’élections, selon un calendrier structuré en trois phases, rappelant également l’importance de la présence effective des conseils municipaux dans ce processus :
Dimanche 9 novembre à 08h00 : Élection des Maires des Communes avec arrondissements et de leurs adjoints.
Mardi 11 novembre à 08h00 : Élection des Maires et Adjoints des Communes sans arrondissements, ainsi que des Présidents et Vice-présidents des Conseils départementaux, où les conseils municipaux auront à assurer le quorum requis.
Dimanche 16 novembre à 08h00 : Élection des Maires d’arrondissements et de leurs adjoints, étape à laquelle participeront également les conseils municipaux concernés.
Les arrêtés ministériels n°061/MISD à n°064/MISD encadrent juridiquement cette opération, tandis que les Gouverneurs de province et les Préfets ont été mandatés pour en assurer le bon déroulement.
Au-delà de la simple désignation des exécutifs locaux, cette séquence électorale revêt une portée stratégique. Elle vise à renforcer l’ancrage démocratique au niveau territorial, à améliorer la gestion des affaires locales et à rapprocher l’administration des citoyens. Dans un contexte où les attentes en matière de services publics de proximité sont croissantes, la légitimité et l’efficacité des nouveaux bureaux élus seront scrutées de près, notamment par les conseils municipaux déjà engagés sur les questions de gouvernance.
Ce processus s’inscrit dans une volonté politique affirmée de moderniser l’appareil administratif local, tout en respectant les principes de transparence, de participation et de redevabilité. Il constitue également un test grandeur nature pour les réformes institutionnelles engagées depuis l’adoption du nouveau Code électoral.
La réussite de cette opération dépendra de la mobilisation des conseils municipaux et départementaux, de la rigueur organisationnelle des autorités et de l’adhésion des populations aux enjeux de la décentralisation.










































