Pour plusieurs étudiants gabonais inscrits à Texas Tech University, l’année 2025 prend une tournure alarmante. Un blocage administratif entre le ministère du Pétrole et l’Agence nationale des bourses du Gabon (Anbg) compromet le paiement de leurs frais, mettant en péril leur cursus et leur droit de séjour aux États-Unis.
À ce jour, le ministère des Hydrocarbures peine à honorer ses engagements. Malgré des promesses de remboursement pour l’année universitaire 2023-2024, aucun virement n’a été effectué depuis janvier 2025.
Pendant ce temps, l’université Technologique du Texas impose des échéances strictes : le règlement des frais d’hébergement doit être effectué avant le 31 mai 2025, et celui des frais de scolarité avant le 31 juillet 2025, sous peine de signalement aux services d’immigration américains.
Cette situation met les étudiants et leurs familles dans une position intenable. La crainte d’une expulsion imminente s’intensifie, au rythme de l’indifférence administrative.
Sans soutien financier et plongés dans une incertitude totale, ces étudiants se retrouvent face à un dilemme insupportable : espérer une issue providentielle qui tarde à venir ou chercher, par leurs propres moyens, des alternatives précaires pour éviter l’exclusion académique.
Leur avenir est suspendu à des décisions qui peinent à se concrétiser. Cette pression psychologique affecte leur performance scolaire, leur moral et leur équilibre personnel. Ce drame administratif souligne une faille majeure dans la gestion des bourses d’État, révélant des dysfonctionnements qui mettent en péril des ambitions méritées.
Une mission conjointe impliquant des représentants du ministère des hydrocarbures, de l’Anbg et des parents d’élèves est envisagée pour trouver une solution. Toutefois, aucune garantie n’a été apportée quant à son efficacité et sa rapidité.
Cette situation ne peut rester sans réponse. Elle démontre l’urgence d’une réforme profonde du système de gestion des bourses pour éviter que de tels incidents ne se répètent. Il est impératif que les autorités gabonaises prennent des mesures immédiates pour assurer la pérennité des études de ces jeunes et restaurer la confiance des étudiants et de leurs familles.
Les étudiants gabonais expatriés méritent un soutien sans faille de leur gouvernement. Ce fiasco administratif met en lumière la fragilité des dispositifs censés garantir leur formation à l’étranger et rappelle que des engagements doivent être respectés.
Le dossier est désormais sur la table du nouveau gouvernement, qui ne peut se permettre une inertie coupable. Il est urgent que des mesures concrètes soient prises afin de résoudre cette crise avant qu’elle ne se transforme en un échec retentissant. L’avenir de ces étudiants est en jeu. Il revient aux autorités de faire preuve de responsabilité avant qu’il ne soit trop tard pour ces étudiants du Texas.


























