Le week-end dernier a été marqué par une nouvelle épreuve pour les habitants du quartier la carrière, dans la commune de Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga. Une épreuve qui, malheureusement, ne semble jamais connaître de répit : les coupures d’électricité récurrentes qui plongent les populations dans un quotidien chaotique.
Alors que toute la commune est contrainte de vivre au rythme imposé par la principale entreprise de fourniture électrique, La Carrière semble être l’épicentre de ce supplice. Ce quartier subit avec une régularité alarmante des délestages prolongés, exacerbant l’exaspération des habitants.
Depuis des années, les riverains de ce secteur font face à une instabilité énergétique qui fragilise leur quotidien et affecte leurs activités économiques. Commerçants, artisans et familles se retrouvent dans l’impasse, contraints d’adapter leur vie aux caprices du réseau électrique.
<<Depuis 7h du matin ce début de week-end, nous n’avons pas eu d’électricité. Et ce n’est pas une exception : c’est devenu une règle>> témoigne Domingo, un riverain excédé.
Face à cette réalité accablante, une question brûle toutes les lèvres : où sont passés les groupes électrogènes promis il y a quelques mois ? Présentés comme une solution aux déficits énergétiques de la ville, leur impact demeure invisible. Les délestages persistent sans explication officielle, et l’absence totale de communication ne fait qu’alimenter la frustration.
se désole un autre habitant.
<<Parfois, nous passons des semaines sans électricité, sans que personne ne nous informe de quoi que ce soit>>
Loin d’être un simple inconfort, ces interruptions électriques génèrent des pertes considérables. Les commerçants voient leurs marchandises périr faute de réfrigération, les élèves peinent à réviser leurs leçons à la lumière des bougies, et les structures médicales fonctionnent dans des conditions précaires.
Alors que Tchibanga souffre sous un régime de privation énergétique, l’espoir d’une amélioration s’amenuise. Mais combien de temps encore faudra-t-il endurer ce calvaire ? La province de la Nyanga, longtemps mise à l’écart malgré l’influence de certaines figures dans l’ancien régime, mérite enfin d’avoir accès à des infrastructures dignes et à une stabilité énergétique à la hauteur de son potentiel.
Il est grand temps que cette problématique énergétique, qui gangrène le développement économique et social de la région, soit prise au sérieux. Les populations de Tchibanga méritent une réponse claire, une solution durable et une reconnaissance à la hauteur de leur patience.


























