Ce jeudi, la Fédération Gabonaise de Boxe (Fégaboxe), sous l’égide de son président Bonaventure Nzigou Manfoumbi, a officiellement installé Taylor Mabika à la présidence de la Ligue de Boxe Professionnelle. Ce poste, vacant depuis le décès du Commandant Albert Mamouaka, est confié à une figure emblématique dont le palmarès parle pour lui : ancien champion d’Afrique, multiple champion international (ABU, WBC Méditerranéen) et ancien Olympien d’Athènes 2004.
L’installation de Mabika, effectuée lors d’une conférence de presse, est assortie d’une feuille de route ambitieuse : redonner ses lettres de noblesse à une discipline qui souffre d’un manque de repères clairs. L’engagement de six mois pris par le nouveau président pour amorcer cette renaissance est un indicateur de l’urgence de la situation.
Le choix de Taylor Mabika est stratégique. Il ne s’agit pas seulement de nommer un ancien athlète, mais de placer un « bâtisseur » chevronné, conscient des exigences du professionnalisme, à la tête de la structure. Mabika a clairement identifié les maux qui rongent la boxe gabonaise : le manque criant de moyens logistiques et l’inexistence de facto d’une équipe nationale compétitive.
Il entend réviser les statuts pour établir des critères précis régissant la boxe professionnelle. Cela vise à professionnaliser l’encadrement et à créer un cadre légal et sécurisé pour les athlètes, transformant la discipline en une « école de rigueur ».
Mabika insiste sur une collaboration étroite entre la Fédération (Fégaboxe) et la Ligue professionnelle. Cette harmonisation est indispensable pour mutualiser les ressources et bâtir une structure solide, qu’il voit comme un « véhicule pour le développement ».
L’ancien poids lourd léger, fort de son expérience de 14 victoires professionnelles, capitalise sur son charisme pour mobiliser des « personnes crédibles » autour de lui. Il reconnaît les défis, mais son discours est celui d’un meneur déterminé à transformer l’essai, passant du rôle de compétiteur à celui de leader institutionnel pour faire à nouveau briller le drapeau gabonais sur la scène internationale.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























