Ce mardi 26 septembre 2023 est le jour du début du travail des membres de la Task force sur la dette intérieure et extérieure du Gabon selon une méthode de travail qui inclut l’étranger.
Le chef de mission adjoint de Pierre Duro à la tête de la Task force, le commissaire général de brigade aérienne Moubamba Maganga Jean-Hilaire, est allé au président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Henri Claude Oyima, les motifs, les objectifs et le déroulé de ce nouvel audit sur la vérification des dettes intérieures et extérieurs, une méthode de travail qui permettra la réussite de cette opération.
Pour le commissaire général de brigade aérienne Moubamba Maganga Jean-Hilaire, la méthode consistera d’abord, à contrôler les paiements effectués par le Trésor public, afin de déterminer la concordance et la cohérence avec les conventions qui avaient été élaborés par la Task Force 2020-2021, d’une part. Et reprendre, là où elles avaient été interrompues, les opérations sur la dette extérieure conduites par Task Force 2021/200, d’autre part.
Ensuite, la Task Force passera en revue le fichier correspondant afin de s’assurer de son exhaustivité, de sa réalité, avec une tolérance zéro en cas de fraude, de fausses déclarations, de surfacturations ou de rétro-commissions.
« C’est une étape primordiale qui ouvrira la voie à son apurement progressif. Ce travail s’effectuera à travers l’audition des autorités administratives et des sociétés concernées, l’examen des différentes pièces nécessaires ainsi que les vérifications sur les différents sites avec les autres entités impliquées », a indiqué le commissaire général de brigade aérienne, Moubamba Maganga Jean-Hilaire.
Ensuite, les dossiers litigieux seront transmis aux autorités judiciaires compétentes, pour suite à donner.
« C’est donc le lieu de solliciter votre entière collaboration, Mr le Président, afin de sensibiliser vos adhérents pour que cette opération se déroule dans un climat empreint de sérénité et de sincérité car la nation tout entière attend des résultats dans des délais qui se veulent les plus brefs possibles », a-t-il souligné.
Le président de la FEG a, d’emblée, salué cette démarche qui concourt à améliorer le climat des affaires et à restaurer la confiance entre l’Etat et ses partenaires.
« Le plus important, c’est de pouvoir faire en sorte que l’Etat paye la bonne dette, et que nous les entreprises, nous puissions recevoir les paiements en contrepartie du travail réellement effectué », a indiqué Henri-Claude Oyima.
Il faut savoir que l’une des particularités de cette Task Force, c’est qu’elle sera composée de 8 commissions dont l’une servira de relais à l’étranger, une méthode de travail qui n’épargnera pas ceux qui ont fui hors du pays.
Elle travaille en étroite collaboration avec l’Agence nationale d’investigations financières (ANIF) et son réseau international.
L’autre particularité majeure est la conjonction entre civils et militaires à la tête de la commission et dans tous les pools.
(Source : L’Union)


























