Le chantier de la route Ndendé-Doussala est à 55 %, mais son portefeuille semble figé. Depuis mars, la Banque africaine de développement aurait suspendu ses décaissements. Cette décision crée une tension immédiate sur l’ensemble du projet. En effet, les décomptes impayés atteindraient 7 milliards de FCFA. Cette somme bloque chaque étape du chantier.
Par conséquent, la dynamique du chantier ralentit fortement chaque semaine. Malgré les efforts visibles, la situation devient critique sur le terrain. Les équipes observent une pression croissante depuis plusieurs semaines. Le chantier avance encore, mais l’incertitude gagne du terrain. Cette suspension provoque une rupture dans l’approvisionnement. Sinohydro B14 manquerait ainsi de carburant, de bitume et de ciment. Ces intrants restent essentiels pour maintenir le rythme.
Ainsi, les machines tournent moins vite qu’auparavant sur le terrain. Les équipes s’adaptent, mais la marge de manœuvre reste très faible. Par ailleurs, les retards s’accumulent au fil des semaines. Le chantier risque de basculer vers une longue attente. La décision financière pèse lourdement sur chaque opération quotidienne du site. Le projet dépend désormais d’un déblocage rapide des fonds. Sans cela, l’avancée pourrait s’arrêter net.
49 km restants : une route qui peut basculer dans l’attente
Il reste 49 km à terminer sur ce corridor stratégique. Ce tronçon demeure stratégique pour la région. En outre, les équipes doivent encore bâtir le pont frontalier. Cet ouvrage reste indispensable pour relier le Gabon au Congo. Cependant, le manque de financement freine chaque étape du chantier. Les équipes travaillent encore, mais les moyens diminuent progressivement. La progression devient ainsi de plus en plus fragile.
Le chantier pourrait passer de « ça avance » à « ça attend ». La pression augmente chaque semaine sur les équipes présentes. Le risque d’arrêt complet reste bien réel. Par ailleurs, cette route représente un enjeu régional majeur. Elle soutient le commerce et la mobilité des populations locales. Pourtant, la crise financière menace directement cet impact attendu. Les populations attendent ainsi une amélioration rapide.
Le projet devait renforcer le développement local durablement. Toutefois, la suspension change la donne pour tous. Les observateurs questionnent désormais ouvertement la gouvernance du chantier. Les partenaires doivent réagir vite face à cette crise. Le corridor Ndendé-Doussala ne peut rester bloqué indéfiniment. Le déblocage financier devient donc une urgence nationale pressante.












































