Le mercredi 3 juin 2024, l’intersyndicale du secteur forêt-bois, accompagné par certains responsables des entreprises, a reçu du ministre du Pétrole et du Gaz, Marcel Abeke, le document attestant la baisse du coût du carburant pour leur secteur. Cette mesure, fruit d’une nouvelle structuration des prix, permettra de relancer un secteur en crise, en stimulant sa rentabilité et son dynamisme, contribuant ainsi à l’économie nationale.
À l’issue de la rencontre avec le ministre, Jean-Marie Ntoutoume, délégué général de l’Union des forestiers et industriels du bois du Gabon, a exprimé sa satisfaction. « Cela symbolise surtout un retour à la rentabilité du secteur forêt-bois. Depuis 2022, les opérateurs ont subi une inflation du coût du carburant, passé de 630 à près de 1145 francs CFA par litre. Aujourd’hui, grâce à la révision officielle des prix, le carburant est non seulement revu à la baisse mais aligné sur le marché international. C’est une bouffée d’oxygène pour notre filière, qui peut ainsi retrouver sa rentabilité et son dynamisme, tout en attirant de nouveaux investissements. »
Jean-Marie Ntoutoume a également souligné l’impact de l’inflation sur la consommation de carburant, qui est passée de 25 millions de litres en 2021 à 12 millions en 2023. « Il est clair que les activités vont redémarrer. Certes, une crise persiste sur les marchés internationaux, mais nous prévoyons un retour à la normale d’ici la fin de l’année. »

Pour sa part, le ministre Marcel Abeke a rappelé l’importance de la transparence et de l’entraide entre secteurs économiques. « Le secteur forêt-bois a toujours énormément contribué au produit intérieur brut du Gabon. Vous avez entendu le président de l’intersyndicale mentionner une baisse de consommation de 50% en trois ans. Nous avons été très sensibles à cette situation et la CN3P a répondu favorablement après examen, conformément aux instructions des hautes autorités, qui nous ont demandé de relancer ce secteur en difficulté. »
Marcel Abeke a précisé que la révision des prix était en place depuis le 30 août. « Nous avons communiqué cette nouvelle structure de prix. Nous attendons en retour des informations sur la structure des coûts des activités pour comprendre l’impact réel du carburant. Je suis convaincu que nous serons satisfaits des retours, et que le secteur bois fera preuve de la transparence attendue. »

Le ministre a également rappelé l’importance historique du secteur forêt-bois dans l’économie nationale. « Ce secteur a toujours contribué de manière significative, tout comme les secteurs pétrolier et minier. Voir sa production chuter de 50% n’était pas acceptable, ce qui a motivé notre décision de répondre favorablement à la demande de l’intersyndicale. »
Cette baisse des prix du carburant est donc une mesure salutaire pour un secteur en difficulté, qui retrouve ainsi une perspective de relance et de croissance. La coopération entre les secteurs économique et pétrolier démontre une volonté commune de soutenir l’économie nationale et de favoriser un développement harmonieux des différentes industries du pays.


























