Le mercredi 3 juillet 2024, les techniciens et le personnel de la Société gabonaise de transport (Sogatra) se sont réunis en syndicats pour discuter des solutions à apporter aux défis qui affectent leur entreprise. Cette rencontre a rassemblé sept présidents de syndicats représentant les agents administratifs, les techniciens et les conducteurs, dans le but de trouver des réponses aux problèmes entravant le bon fonctionnement de la principale société de transport urbain du Gabon.
« L’État loue les bus à la SOGATRA. Il prend nos bus, les envoie sur le terrain pour transporter les populations gratuitement. Nous recevons une subvention pour ce transport. Et c’est cet argent qui nous permettait de réparer les bus, d’acheter des pièces détachées, et d’assurer le fonctionnement de l’entreprise en général. Mais depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, cette prime n’est pas payée », déclare Noël Obanza, président du SYNATRA.
Il est essentiel de rappeler que SOGATRA a constamment affronté des difficultés de fonctionnement depuis sa création. Malgré les changements fréquents de direction, ces problèmes persistent, plongeant l’entreprise dans une impasse chronique.
Les agents, confrontés à une crise sans précédent, en appellent désormais aux autorités compétentes pour une intervention rapide et efficace. « Nous avons déjà tout essayé avec la direction générale. Au ministère des Transports, nous avons l’impression qu’ils nous ont opposé un veto, car nos initiatives n’ont jamais abouti », affirme Évangeline Djacko, présidente du SYATRAT. Elle souligne ainsi le sentiment de blocage ressenti par les employés face à l’inertie des autorités.
Noël Obanza ajoute : « Aujourd’hui, notre dernier recours est le président de la République. La SOGATRA demeure la principale entreprise de transport public au Gabon ». Cette déclaration met en évidence la gravité de la situation et l’urgence d’une intervention présidentielle pour sauver l’entreprise.
La direction de l’entreprise, quant à elle, n’est pas restée indifférente à ces revendications. Florent Bakita, le nouveau directeur général de SOGATRA, a promis de répondre aux demandes de ses collaborateurs dans les prochains jours. Ce geste montre une volonté de dialogue et une prise de conscience des problèmes urgents auxquels l’entreprise est confrontée.
La situation à SOGATRA reflète non seulement les défis internes de l’entreprise, mais aussi la complexité des relations entre les acteurs institutionnels et les syndicats. Une solution pérenne nécessitera une coopération accrue et une volonté politique forte pour redresser cette institution clé du transport urbain gabonais.










































