Libreville, 18 novembre 2025- l’école nationale de la magistrature (ENM), nichée au cœur du palais de justice de Libreville, a renoué ce lundi 17 novembre avec le rituel solennel de sa rentrée administrative. L’ensemble du personnel, les nouveaux élèves magistrats et les élèves greffiers ont répondu présent, donnant à cette journée le relief institutionnel et la profondeur symbolique qu’exige une telle maison de formation.
Ce premier rassemblement de l’année, méthodiquement organisé et animé d’un souffle régénérateur, a scellé l’entrée officielle des nouvelles promotions dans l’univers exigeant de la formation judiciaire à l’école nationale de magistrature.
Conformément à la note d’information n°0298/DG-ENM, la Direction générale, sous l’autorité d’Armand Yebe, a convoqué l’ensemble des élèves nouvellement admis afin d’établir un premier lien direct avec les équipes administratives et pédagogiques. Cette immersion préliminaire, loin d’être une simple formalité, constitue l’un des fondements de leur intégration dans l’appareil judiciaire.
Dans la foulée, le directeur de la formation initiale des magistrats a exposé avec minutie le chronogramme des deux années de formation, véritable ossature académique qui structurera l’apprentissage de ces futurs « juges de la République ».
De son côté, le Directeur de la formation initiale des greffiers a dévoilé un calendrier pédagogique spécifiquement conçu pour ce corps essentiel, garant de l’authenticité et de la traçabilité des actes juridictionnels.
Ces présentations à la rentrée administrative de l’école nationale de magistrature convergent vers le même horizon : préparer les apprenants au stage d’immersion de dix jours, programmé dès le 18 novembre, dans les juridictions judiciaires, administratives et financières. Les élèves seront ainsi répartis entre le palais de justice, la cour administrative et la cour des comptes, avec un passage obligé pour les élèves greffiers dans les greffes desdites juridictions.
Face aux élèves magistrats, le directeur général a livré un discours empreint de gravité et d’exigence morale. Il a rappelé que la vocation judiciaire n’est pas un simple choix professionnel, mais un engagement éthique total, une charge dont le poids se mesure à l’aune des attentes de la société.
Il a fixé, sans détour, les quatre piliers qui devront guider chaque élève : discipline, travail, excellence et rigueur.
Ces impératifs, qu’il a déclinés comme une profession de foi, constituent le standard minimal de toute carrière judiciaire digne de ce nom.
« Vous devez être exemplaires aux yeux de la société », a-t-il martelé, rappelant que la crédibilité de l’État repose en grande partie sur la qualité morale et le comportement irréprochable des femmes et des hommes chargés de dire le droit.
Il a par ailleurs souligné que les enquêtes de moralité, prévues par le règlement intérieur, seront menées avec la plus grande rigueur.
Le même ton de fermeté et de haute exigence a été adopté à l’égard des élèves greffiers. Armand Yebe a insisté sur la rectitude intellectuelle et morale qui s’impose à ceux qui deviendront, demain, les gardiens du sceau, de l’authenticité et de la mémoire procédurale.
Le directeur général n’a laissé aucune ambiguïté : la discipline et l’excellence ne se négocient pas, elles s’incarnent.
Enfin, un volet particulièrement structurant a été annoncé : une formation militaire d’un mois, destinée à l’ensemble des élèves magistrats et greffiers.
Ce passage en milieu militaire vise à renforcer la discipline personnelle, l’endurance, l’esprit de cohésion et l’attachement profond aux valeurs républicaines. Il s’agit d’un module désormais intégré au curriculum de l’école, inscrit dans la volonté de former des serviteurs de l’État à la fois techniquement compétents et moralement aguerris.
Ainsi s’ouvre l’année administrative 2025 à l’École nationale de la magistrature : sous le sceau de la rigueur, dans la lumière de l’exigence, et avec la ferme intention de préparer une génération de magistrats et de greffiers capables de tenir haut la justice de la République.
Par Darlyck Ornel Angwe











































