Fatima Haram Acyl vice- présidente de la CEMAC , Thierry Mamadou ASNGAR ont pris part à l’ouverture des états généraux de la CEMAC à Libreville, pour une première au Gabon. 15 thématiques sur la réforme institutionnelles ont été abordées au cours de ces assises : le passeport biométrique et la formation des cadres étaient à l’ordre du jour.
La Vice – présidente de la CEMAC Fatima Haram Acyl a abordé le volet réforme des institutions et la libre circulation des biens et des personnes : « Aujourd’hui, les personnes se déplacent grâce à la mise en place du passeport biométrique. Tous ceux qui possèdent un passeport biométrique peuvent se déplacer dans la sous – région. Il est évident que lorsqu’on parle de déplacement, on ne parle pas d’installation, on parle de visite de trois mois, moi, je suis tchadienne, je peux aller dans les pays de la CEMAC au Cameroun, je peux y aller, j’ai un passeport, le Gabon est le dernier pays à faire le passeport biométrique. Hier encore, on accusait la Guinée équatoriale et le Gabon de ne pas vouloir la libre circulation mais aujourd’hui c’est effectif, on a le passeport biométrique dans ces pays, bien sûr, il faut aller de l’avant, il faut désormais mettre en place une carte communautaire comme la CEDEAO parce que nous appartenons à une seule communauté. On a dépassé l’étape du passeport, maintenant, il faut aller de l’avant pour d’autres choses et bien sûr il y a un plan qui est clair, qui doit être suivi, on a le passeport, la zone de libre échange et la carte communautaire. Le fait que l’on peut se déplacer est un choix qui est important pour notre commerce dans la sous- région et l’Afrique en général », a déclaré la vice- présidente de la CEMAC Fatima Haram Acyl.
Pour le directeur général de l’institut de l’économie et des finances Thierry Mamadou ASNGAR a interpellé les autorités à respecter le texte pour une intégration des étudiants diplômés dans les pays membres : « Les étudiants qui sortent des écoles supérieures de la CEMAC ne se retrouvent pas chez eux, je vais surtout parler de l’institution dont j’ai la charge l’institut de l’économie et des finances un pôle régional. Nous formons des inspecteurs de hauts cadres des régies financières et dans les textes qui régissent l’IEF à la fin de leur formation, les auditeurs diplômés, dont, les inspecteurs des finances, du trésor, administration économique doivent intégrer naturellement l’administration dans lesquelles ils ont fait leur stage, ce sont les textes constitutifs de IEF. Les Chefs d’États ont donné le gage, autrement dit, le concours d’entrée à l’Institut de l’économie et des finances vaut un concours de recrutement à la fonction publique et ceci par les 6 pays. S’il y a des diplômés de l’IEF qui ne sont pas intégrés dans la Fonction publique chez eux, c’est purement et simplement une anomalie, j’exhorte les autorités à respecter leur engagement », a-t-il précisé.
A l’issue de ses travaux des états généraux de la CEMAC, les pays membres vont élaborer des propositions pour améliorer le fonctionnement de cette institution sous-régionale.








































