Lors de la Journée nationale de la Libération, ce vendredi 30 août 2024, une scène inattendue et troublante s’est déroulée sur les ondes de la chaîne nationale Gabon 1ère. Alors que le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’apprêtait à honorer près de 165 citoyens, membres des forces de défense et de sécurité, au rang de Chevalier et de Grand Commandeur dans l’ordre de la Libération, des propos d’une vulgarité déconcertante ont été entendus en voix off, laissant les téléspectateurs dans la stupéfaction.
Au moment précis où le président de la Transition, en tenue d’apparat, prononçait solennellement les mots suivants : « Monsieur, en ma qualité de président de la Transition, président de la République, chef de l’État, je vous décore au rang de Commandeur dans l’ordre national de la Libération », une voix off, provenant manifestement de l’un des micros de diffusion en direct, a tenu des propos qui n’ont pas tardé à choquer l’auditoire. « Il y a une petite qui veut que je fête son anniversaire et je lui ai dit que je ne t’ai pas encore damné« , pouvait-on entendre, détonnant ainsi avec la solennité de la cérémonie en cours.
Ces mots, loin de passer inaperçus, ont été accompagnés d’autres commentaires d’une nature tout aussi déplacée, diffusés alors que les noms des récipiendaires étaient énumérés. Les conversations profanes, qui se sont malencontreusement glissées dans la retransmission officielle, ont particulièrement surpris les nombreux téléspectateurs, qui s’attendaient à une couverture irréprochable de cet événement d’envergure nationale.
L’incident, qui semble résulter d’une négligence technique ou d’une imprudence humaine, a mis en lumière la nécessité de renforcer les dispositifs de contrôle lors des diffusions en direct, surtout à l’occasion de cérémonies d’une telle importance. Jerry Bivigou de Gabon 1ère et Jean Pierre Biteghe du Mbandja, qui étaient en charge de la couverture de l’événement, ont quant à eux cessé leurs commentaires, laissant place à ces propos inappropriés qui ont éclipsé, l’espace d’un instant, le prestige de l’événement.
Cet incident a non seulement terni l’image de la cérémonie, mais il a également soulevé des questions sur la rigueur du traitement médiatique de ce type de manifestation, la journée nationale de la Libération.












































