Les membres du Syndicat des agents du ministère du Pétrole (SAMPERH) se sont réunis de façon massive en assemblée générale le 11 août dernier, dans les locaux dudit ministère. De façon stratégique les agents syndiqués ont eu en toile de fond deux sujets de très haute importance : le changement de catégorie pour la Prime (PIP) ; la gestion très chaotique de Safiou Abdul Gafare, ancien directeur général des Études et Laboratoires (DGEL) du ministère du Pétrole. Outre ces sujets, il y a les raisons qui justifient le fait qu’il s’accroche à la DGEL.
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Le retraité Safiou Abdul Gafare est l’auteur de l’absence de changement de catégorie des agents en service à la DGEL. En confondant l’argent du contribuable à son argent personnel, il a refusé à dessein d’ouvrir un compte au Trésor public afin de reverser les recettes et amendes récoltées par la DGEL. C’est pourtant la condition sine qua non pour un changement effectif de catégorie.

Normalement dans la nomenclature étatique, les agents affectés à la DGEL devraient être au bas mot à la 2e catégorie correspondante aux gestionnaires à cause de leurs recettes et surtout leur faible effectif.
Le retraité Safiou Abdul Gafare a fait le choix de récupérer l’argent des recettes en liquidité à travers le compte bancaire de la DGEL logé à la CDC qu’il a complètement vidé avec le cosignataire en la personne de Nestor Andome Ayi, le secrétaire général du ministère.
Des réactions et interventions violentes de la part des agents de la DGEL, lors de la dernière assemblée générale, qui s’interrogeaient sur la raison qui garde Safiou accroché comme une sangsue vorace à la DGEL. On ne réinvente pas la roue et la réponse est simple : les espèces sonnantes et trébuchantes.
En effet, il y a un appel d’offres visant la construction d’un bâtiment R+5 devant abriter les nouveaux laboratoires de la DGEL.
Au regard d’un tel projet qui nécessite la sortie de beaucoup d’argent, Safiou continue d’engager l’État 08 mois après sa mise en retraite et la délivrance de son acte de cessation définitive de service. Ainsi, il a négocié et promis ce marché à l’un de ses frères corrompus un jour.
A l’analyse des faits, une question essentielle taraude l’esprit des agents de la DGEL présents à l’AG : le Secrétaire général Nestor Andome Ayi serait-il de mèche avec le DG à la retraite pour siphonner les fonds publics? On pourrait répondre par l’affirmative de l’existence d’une certaine mafia organisée.
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Sinon comment comprendre que Nestor Andome Ayi, le SG, chef de l’administration, connaissant les méfaits de son ancien collaborateur n’ait pas jusqu’ici le courage d’établir une note d’intérim au DGA? Pourquoi le DG à la retraite continue-t-il d’apposer la double signature de la DGEL avec celle du SG? Ce sont autant de questions qui orientent tout le monde vers Nestor Andome Ayi. Et qui continue de recevoir ce forcené à son bureau en tant que DG de la DGEL.
Dans tous les cas, il est très difficile pour le SG du ministère du Pétrole de prouver le fait que son ancien collaborateur soit définitivement parti car tout le monde le voit.


























