Depuis le coup de « liberté » du 30 août dernier et l’avènement de la transition dirigée par le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, l’administration publique et le secteur privé semblent s’être mis en ordre de marche pour bannir les mauvais comportements d’en temps par exemple la maltraitance des employés. Il subsiste cependant, des poches de résistance ça et là. Ainsi dans le secteur privé nous relevons le cas de la compagnie Peschaud qui est spécialisée dans la logistique terrestre, maritime et fluviale.
Dans une vidéo virale sur les réseaux sociaux, un employé de Peschaud, expose la maltraitance que les employés de cette entreprise subissent.
Il affirme qu’un de ses collègues aurait trouvé la mort mystérieusement après avoir revendiqué de meilleures conditions de travail.
« Peschaud est en train de nous maltraiter », s’exclame-t-il. » « Quand je vais commettre l’irréparable c’est là qu’on verra les journalistes. Je ne veux tuer personne, je serai le premier à le faire, je vais m’immoler devant les bureaux Peschaud, je vais partir, je vais m’immoler si les autorités n’interviennent pas à temps », a-t-il ajouté. Il a poursuivi en expliquant que les employés de cette compagnie se plaignent mais sans qu’aucune solution ne soit trouvée. La compagnie, selon lui, fait rentrer énormément d’argent par jour, environ 10 millions, mais les salaires qu’ils perçoivent sont de 235 mille francs CFA. Il poursuit en faisant remarquer que Peschaud ne respecterait pas la quotation qui existe dans la charte qu’elle a signée avec l’entreprise sous-traitante.
« Bientôt je vais à la retraite, que puis-je faire avec 235 mille francs dans une société pétrolière, je fais rentrer à Peschaud plus de 10 millions de francs par jour. Nous sommes une équipe de 17 personnes avec des salaires de misère », souligne t-il.
» Monsieur le président de la République, et messieurs des institutions, si Peschaud n’arrange pas les conditions de vie et de travail, je vais m’immoler et vous serez responsable parce que vous n’avez pas assisté une personne en danger, Peschaud maltraité son personnel ».
Les autorités de tutelle devraient dépêcher une mission d’inspection dans cette compagnie urgemment pour s’enquérir de la situation. Par ailleurs, il est plus que capital de revoir les textes et lois du travail, et de mettre en place des mécanismes de suivi et de contrôle, pour que l’ application de ces lois soit effective.
Par Breck Fredo Djounga Ngoungoulou


























