Libreville, Gabon – À quelques jours du 30 août, date de la célébration de la libération dans la province de la Nyanga, Pamphile Nzoko, cadre entrepreneur originaire de la Doutsila/Mabanda, a adressé une lettre ouverte au Président de la République pour alerter sur la gestion des ressources publiques destinées à sa province.
Dans sa lettre, M. Nzoko rappelle que « 7 milliards ont été donnés pour la Nyanga, Doutsila 1 milliard », soulignant que les montants alloués aux infrastructures ne reflètent pas la réalité. Il ajoute : « En regardant un bâtiment, Excellence, le montant de chaque bâtiment, même à l’œil nu, vous vous rendrez compte que les montants ne reflètent pas la réalité. »
L’entrepreneur pointe du doigt les risques pour l’image présidentielle : « Votre image sera ternie par certaines personnes sur lesquelles vous vous appuyez. » Il insiste également sur la nécessité d’un contrôle rigoureux de l’utilisation des fonds : « Nous espérons que les services de renseignements vous font savoir dans leur rapport qu’il y a un malaise concernant l’utilisation de cet argent, 7 milliards ce n’est pas 7 millions. »
Pamphile Nzoko dénonce les pratiques opaques et exhorte à rompre avec les comportements du passé : « Nous sommes fatigués des gestions opaques et floues. Nous ne voulons plus des comportements fortement décriés dans l’ancien régime. » Il appelle à un audit immédiat et à des projets véritablement bénéfiques pour la population : « C’était une occasion de viser des projets qui aideraient véritablement la population. »
Malgré ces critiques, il exprime sa gratitude pour la venue présidentielle : « Excellence, nous sommes très honorés que vous veniez ce 30 août, jour de libération dans la province de la Nyanga. » Mais il alerte également sur les manquements organisationnels : « Même s’il y a énormément de manquements pour un tel événement (hébergement, logistique…), plusieurs des aînés, cadres anciens comme certains nouveaux, malgré le nombre d’années aux affaires, ne font rien pour la province. »
Enfin, M. Nzoko insiste sur la nécessité de responsabiliser les acteurs locaux et de marquer cet événement d’une trace historique : « Excellence, il faut punir, trop c’est trop. Ce sont des générations qui sont sacrifiées au détriment des individus. » Et de conclure : « Donner un sens à ce 30 août, pour un passage inoubliable et gravé à jamais dans l’histoire de la 5ème République. »


























